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Syrie: un plan russe pour exclure l'Iran de la frontière avec Israël?

Israeli Merkava tanks are seen in a deployment area near the Syrian border in the Israel-annexed Golan Heights on May 10, 2018
MENAHEM KAHANA (AFP)

Seules les forces gouvernementales devraient être autorisées à être présentes à la frontière sud de la Syrie, a déclaré lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergeï Lavrov, selon l'agence de presse RIA.

Ces propos interviennent alors que la Russie serait en train d'élaborer une stratégie pour éloigner les forces iraniennes et leurs alliés chiites de la frontière nord d'Israël, craignant que des frappes israéliennes répétées dans la région compromettent la mainmise du régime de Bashar al-Assad, ont rapporté lundi des sources diplomatiques citées par le journal Haaretz.

Par ailleurs, l’armée de l’air syrienne aurait décidé de ne plus permettre aux factions chiites soutenues par l’Iran d’utiliser ses bases pour stocker des munitions et abriter des combattants, selon le journal syrien d’opposition Zaman al-Wasl, cité par le Jerusalem Post.

Le 10 mai, l'armée israélienne avait frappé ce qu'elle a présenté comme des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie, en représailles au tir, par les forces iraniennes, de roquettes contre ses positions sur le Golan. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman avait ensuite affirmé que l'Etat hébreu avait visé "presque toutes les infrastructures iraniennes" en Syrie.

Israël maintient une politique officielle de non-intervention dans le conflit syrienne mais opère officieusement contre des positions du régime impliquant l'Iran. A de nombreuses reprises, les responsables israéliens ont déclaré qu'ils ne laisseraient pas Téhéran et ses alliés (le Hezbollah) - qui prône la destruction de l'Etat juif - s'implanter militairement en Syrie.

L'Iran, bête noire d'Israël, est l'un des principaux alliés du régime syrien et a joué un rôle important dans les récentes victoires des troupes gouvernementales. Outre les menaces pour sa propre sécurité, Jérusalem craint la formation d'un "croissant iranien" au Moyen-Orient compte tenu de l'influence de Téhéran en Syrie et de ses liens avec des groupes chiites dans la région.

"Nous ne permettrons pas à ce régime de s'imposer militairement en Syrie", a martelé lors de multipes discours le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Commentaires

(7)

Enfin une bonne parole

quand on prend connaissance des points essentiels qu'ont dictés les Américains a propos de la présence iranienne en Syrie... a leur place je rentrerais chez moi la queue entre les jambes... et je dirai merci Donald!!!

insuffisant. Iran go home. no nuke.

Enfin un bon plan...Le réalisme russe.

L'entité persoïde devient un allié encombrant, la pression mise par Israël paye. Mais si Israël veut l'expulser de toute la Syrie c'est ce qui sera fait malgré l'attitude quelque peu réaliste des russes.

Sans être un inconditionnel de Bibi, on peut dire que sa stratégie vis à vis de la présence iranienne et du Hezbollah en Syrie est payante.

Les Russes ont compris que l'Iran est un poids pour eux et vont gentillement les exclure de la scène Syrienne.

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