Quantcast i24NEWS - Israël et son ministre de la Défense, sévèrement critiqués dans un rapport de l’ONU

Israël et son ministre de la Défense, sévèrement critiqués dans un rapport de l’ONU

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres à New York, le 6 décembre 2017
STEPHANIE KEITH (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives)

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a diffusé un document qui critique sévèrement Israël et ses opérations à la frontière avec la bande de Gaza, pointant également du doigt le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman, et ses commentaires "incendiaires".

Ce rapport, qui n'a pas encore été rendu public, souligne également que l’enclave palestinienne est au bord d'une nouvelle guerre avec Israël, et condamne le Hamas pour avoir encouragé de violentes protestations à la frontière avec l'Etat hébreu, selon la chaîne israélienne Channel 10, qui a obtenu une copie du document.

Le document a été commandé par le Conseil de sécurité de l’ONU suite à la résolution 2334, adoptée en décembre 2016 et visant principalement à exiger l'arrêt immédiat de toutes les constructions d’implantations israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Cependant, le rapport - contre lequel se sont battus les diplomates américains et israéliens pendant des mois de façon à retarder sa diffusion – aborde principalement des préoccupations au sujet de la bande Gaza, en particulier la violence le long de la frontière ces derniers mois où plus de 130 manifestants palestiniens ont été tués.

MAHMUD HAMS (AFP/File)

"Israël a la responsabilité de faire preuve de la plus grande retenue dans l'utilisation des tirs réels et de ne pas recourir à la force létale, sauf en dernier recours contre une menace imminente de mort ou de blessure grave. [L’Etat hébreu] doit protéger ses citoyens, mais il doit le faire dans le respect du droit international humanitaire", indique le rapport, selon le site d’informations américain Axios.

Le texte accuse également Israël du "meurtre d'enfants, ainsi que de journalistes et de personnel médical".

La grande majorité des manifestants tués lors des protestations à la frontière israélo-gazaouïe étaient membres d’organisations terroristes. Beaucoup d’entre eux s’apprêtaient à commettre des attaques ou tentaient d’endommager la barrière de sécurité séparant l’enclave palestinienne des villages du sud de l’Etat hébreu, situés à seulement quelques centaines de mètres de la bande de Gaza.

JACK GUEZ (AFP)

Alors que l'armée israélienne a accusé à plusieurs reprises le Hamas d'avoir tenté de mener des attaques terroristes sous le couvert de ces manifestations, le rapport d’Antonio Guterres exprime également son exaspération suite aux commentaires israéliens qui tentent de justifier l'utilisation de tirs réels par Israël.

"Les responsables israéliens ont également fait des déclarations provocatrices et incendiaires. Dans une interview à la radio, un haut ministre israélien a faussement affirmé que tous les Palestiniens [à Gaza] étaient affiliés au Hamas, et donc par extension des cibles légitimes. [Cela] fait ressortir une politique israélienne permissive à l'égard de l'utilisation de tirs réels contre les manifestants et a contribué à la tragédie dont nous avons été témoins au cours des 11 dernières semaines", indique également le rapport, qui ne nomme pas clairement Avidgor Lieberman.

AMIR COHEN (POOL/AFP/Archives)

Dans ce document, le secrétaire général de l'ONU pointe également du doigt le Hamas qui a selon lui "enflammé et encouragé une situation extrêmement volatile et contribué à des actions violentes à la barrière et au risque d’une grave escalade".

Antonio Guterres a précisé que les actions du Hamas et d’autres groupes présents dans l’enclave palestinienne étaient en train d’empêcher le retour à une vie normale pour des Gazaouïs en danger.

La semaine dernière, l’Assemblée générale de l'ONU a adopté un projet de résolution, auquel les Etats-Unis étaient opposés, condamnant Israël pour la récente flambée de violences meurtrières à Gaza, tout en rejetant un amendement américain mettant en cause le Hamas pour ces mêmes violences.

Ce nouveau document d’Antonio Guterres aurait été distribué aux 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU selon Channel 10. D’après la chaîne israélienne, c’est la France qui aurait fait pression sur le secrétaire général de l’organisation pour qu’il publie ses conclusions alors que l’émissaire américaine, Nikki Haley, avait jusqu’ici réussi à enterrer ce rapport, pendant 17 mois.

Commentaires

(8)

Voila c’est fait, on retrouve la France en tete des initiatives pour condamner Israel de defendre ses frontieres. LA FRANCE rejoint l’Iran ainsi que tous les pays hostiles a la securité d’Israel.

456 000 morts en Syrie. Que cherche l ONU ? Pourquoi on ne l entend pas quand le guide suprême de l Iran menace ouvertement Israël de destruction et finance le Hamas ? Comment accepter que l organisation Hamas soit financée par le pays qui menace depuis des années Israël de destruction ? Pourquoi l ONU accepte que le Hezbollah détienne un nombre impresionnant de roquettes dont elle sait qu' elles seront uniquement pour Israël. Quelle hypocrisie quand on sait que la présidence du Conseil des droits de l Homme a été donnée à la Syrie où il y eu plus de 450 000 morts. J ai honte pour l ONU. J ai honte pour l ONU.

Ça n'a pas raté. Commentaire censuré. Ça devient fatigant Impossible de s'exprimer sur ce site....

17 commentaires annoncés 4 édités. Et toujours aucune explication.

l'europe n'aime pas les pays qui se défendent. Israël surtout. ça les renvoi à leur propre lâcheté.

mousto cesse de rêvasser il n ira pas en prison

Glouni Très drôle ce que tu dis. Vraiment marrant.

Free Palestos, prends un chewing-gum aux plantes bien vertes, ça va te détendre et tu vas pouvoir continuer à rêver...

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