Boris Johnson accuse le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU de partialité à l'encontre d'Israël

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British Foreign Secretary Boris Johnson addresses reporters at the European Council building in Brussels, Tuesday, May 15, 2018.
AP Photo/Olivier MatthysBritish Foreign Secretary Boris Johnson addresses reporters at the European Council building in Brussels, Tuesday, May 15, 2018.

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a accusé le Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU de partialité à l'encontre d'Israël, dénonçant le fait qu'il soit le seul pays automatiquement discuté à chaque session du Conseil.

"Nous partageons l'avis que le point 7 consacré à Israël et aux territoires palestiniens occupés est disproportionné et préjudiciable pour la cause de la paix", a-t-il déclaré, à l'ouverture de la 38e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève.

"Et à moins que les choses ne changent, nous voterons l'année prochaine contre toutes les résolutions présentées au titre du point 7 de l'ordre du jour", a annoncé M. Johnson.

Les Etats-Unis ont déjà protesté à de multiples reprises contre le maintien de ce point parmi les dix présentés à chaque session du Conseil. L'Etat hébreu est le seul pays à faire l'objet de ce traitement spécial.

"Cela ne veut pas dire que le Royaume-Uni et moi-même ne voyons pas la valeur de ce Conseil, y compris le travail qu'il pourrait faire sur le conflit israélo-palestinien", a nuancé le ministre britannique.

Conseil des droits de l'Homme de l'ONU
Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

Vendredi dernier, des diplomates américains ont par ailleurs affirmé que le retrait de Washington du Conseil était "imminent" et que "la question n'est plus si, mais quand". L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, avait déjà publiquement mis en garde le Conseil l'année dernière, soulignant que si l’organe basé à Genève "persistait dans sa position anti-israélienne", les Etats-Unis se retireraient.

Les Etats-Unis veulent aussi que l'exclusion des Etats membres qui commettent de graves violations des droits de l'Homme soit votée à la majorité simple et non aux deux tiers. Ils demandent en outre un renforcement du processus de sélection des 47 Etats membres, élus par l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Un processus de réforme est en cours au sein du Conseil, mais comme l'a expliqué aux médias son président, le Slovène Vojislav Suc, ces discussions visent à "rationaliser notre travail, à améliorer son efficacité".

(avec agence)

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