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Les Émirats arabes unis espionnent dissidents et rivaux avec l'aide d'Israël

A new lawsuit accuses Google of invading people's privacy by tracking the whereabouts of smartphones users despite "location history" settings being turned off
SPENCER PLATT (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/File)

Le gouvernement des Émirats arabes unis a utilisé pendant plus d'un an une technologie d'espionnage téléphonique israélienne, transformant secrètement les smartphones de ses dissidents ainsi que ses rivaux politiques et régionaux en dispositifs de surveillance.

Le NSO Group Technologies, une entreprise israélienne de sécurité informatique fondée en 2010 fait actuellement l'objet de deux actions en justice qui ont permis de dévoiler des échanges de courriels entre les Emirats et la société, a rapporté vendredi le New York Times.

Grâce au logiciel d'espionnage Pegasus, elaboré par NSO, les communications et emplacements d'un smartphone, notamment les communications iMessage, Gmail, Viber, Facebook, WhatsApp, Telegram et Skype peuvent être enregistrés.

Selon le journal, avant une coûteuse mise à jour du logiciel, les Emiratis ont demandé par mail, si cette technologie était capable d’enregistrer les conversations téléphoniques de l’émir du Qatar, de l'éditeur de presse basé à Londres, Abdulaziz Alkhamis, ou bien du patron de la Garde nationale d’Arabie saoudite, alliée des EAU.

Quelques jours plus tard, NSO envoyait deux enregistrements de l’éditeur de presse, pour attester de l'efficacité de son logiciel.

Accusé d’espionnage illégal, deux procès sont intentés contre le groupe israélien, l'un en Israël, l'autre à Chypre lancés par un citoyen qatarien ainsi que par des journalistes et militants mexicains qui ont tous été victimes du logiciel créé par NSO.

Le gouvernement du Mexique ayant révélé en 2012 avoir signé un contrat de 20 millions de dollars avec NSO Group, il a été soupçonné d'espionnage contre des responsables politiques, des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme de l’opposition, qui ont par la suite demandé un procès.

Le 25 août 2016, le laboratoire Citizen Lab et la société de sécurité informatique privée Lookout ont signalé que le logiciel Pegasus avait été utilisé contre le militant des droits de l'homme avec, selon les médias israéliens, l'aval du ministère de la Défense. La participation du gouvernement n’a néanmoins pas été démontrée.

Le groupe NSO avait déclaré par le passé que sa mission était de fournir aux "gouvernements autorisés une technologie leur permettant de lutter contre le terrorisme et la criminalité".

"Les accords signés avec les clients de la société exigent que les produits de la société soient utilisés de manière licite", selon le groupe.

"Plus précisément, les produits ne peuvent être utilisés que pour la prévention et l’investigation dans des crimes", avait-il affirmé.

La société a ajouté par ailleurs qu’elle "n’exploitait pas le logiciel pour ses clients, mais le développait simplement".

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