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Le sommet mondial sur le climat de San Francisco s'achève sur un message d'alarme

Le changement climatique menace les sites archéologiques de l'Arctique, photographié le 27 septembre 2015 au Canada
Clement Sabourin (AFP/Archives)

Le sommet mondial sur le climat de San Francisco s'est achevé vendredi sur un message d'alarme, maires, gouverneurs et ONG venus du monde entier implorant les dirigeants mondiaux à en faire plus dans les deux prochaines années afin de limiter le réchauffement de la planète.

"Nous n'avons jamais eu autant besoin du multilatéralisme qu'à l'heure actuelle. Au moment exact où nous en avons le plus besoin, l'ordre international est remis en cause", a lancé en clôture Patricia Espinosa, l'ancienne ministre mexicaine chapeautant les négociations climatiques aux Nations unies. 


"Je vais vous dire la vérité. Nous sommes très loin de l'objectif", a aussi dit John Kerry, ancien chef de la diplomatie de Barack Obama, qui négocia l'accord de Paris de 2015. 

Les prochains mois sont décrits comme cruciaux par de nombreux participants pour relancer l'accord de Paris sur le climat de 2015. En décembre, 190 Etats signataires se retrouveront à Katowice, en Pologne, pour s'accorder sur les règles de mise en oeuvre du pacte.

PATRICK KOVARIK (AFP/Archives)

"L'énergie de Paris a été perdue", a déploré l'un des rares chefs d'Etats présents à San Francisco, le Hongrois Janos Ader. "L'avenir de la civilisation est en jeu, c'est le message que nous devons porter à Katowice", a-t-il ajouté. 

Le CO2 en hausse

Des dirigeants régionaux européens, asiatiques ou américains ont affirmé qu'ils pouvaient prendre le relais des Etats défaillants en accélérant le passage à l'électricité et aux véhicules propres.

"C'est dans les villes que la plus grande bataille doit être menée", dit le maire de Quito, Mauricio Rodas, dont la ville est en train de construire son premier métro et prévoit de restreindre aux véhicules propres son centre historique.

Quito, comme Varsovie, Buenos Aires ou Le Cap, sont quelques-unes des villes ayant rejoint New York, Londres, Paris, Tokyo et plusieurs Etats américains comme la Californie dans ce mouvement vers le "zéro carbone", dans une à trois décennies.

Les multinationales étaient omniprésentes: Unilever, Ikea, Sony, Walmart, Michelin... ont multiplié annonces et engagements.

DIMITAR DILKOFF (AFP/File)

Les cités ayant adopté les objectifs les plus ambitieux et rapides se trouvent principalement en Europe et en Amérique du Nord, dans des pays où les émissions sont sur la pente descendante depuis une décennie ou plus.

Mais les rejets de CO2 par la Chine, premier pollueur mondial, et le reste de l'Asie continuent à croître fortement. Au total, le monde continue à émettre toujours plus.

"Si nous ne parvenons pas à infléchir la courbe mondiale des émissions dans les deux ou trois prochaines années, il est extrêmement peu probable que nous parvenions à limiter la hausse de température à 2°C", dit Johan Rockström, grand climatologue suédois.

Commentaires

(2)

L’éléphant à tête d’âne de la Maison Blanche comprendra-t-il un jour ?

J’ai une question: Qu’est ce que les pays arabes on fait pour le climat,le changement climatique ou autres pour le bien de ce monde. C’est juste une question,si quelqu’un peut m’éclairer svp Merci

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