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Trump promet un "châtiment sévère" si Ryad est responsable de la disparition de Jamal Khashoggi

US President Donald Trump, pictured October 9, 2018, has accused China of rampant theft of American technology and used that as justification for imposing punitive tariffs on thousands of products
Olivier Douliery (AFP/File)

Le président américain Donald Trump a estimé que l'Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition du journaliste Jamal Khashoggi et que si tel était le cas, son pays infligerait un "châtiment sévère" au royaume, tout en continuant d'exclure une limitation des ventes d'armes.

"Pour l'instant, ils démentent (leur implication) et la démentent vigoureusement. Est-ce que ça pourrait être eux? Oui", a dit le président dans un entretien à la chaîne CBS, enregistré jeudi et diffusé samedi.

Si l'Arabie saoudite s'avérait effectivement responsable, il y aurait "un châtiment sévère", a-t-il ajouté dans cet entretien dont la totalité sera diffusée dimanche soir. 

M. Trump a affirmé que le sujet était particulièrement important "parce que cet homme était journaliste".

Mais, interrogé sur les options envisagées, le président américain a dit ne pas être partisan d'une limitation des ventes d'armes au royaume, ce qu'il avait déjà dit précédemment.

"Je vais vous donner un exemple, ils commandent des équipements militaires. Tout le monde à travers le monde voulait cette commande. La Russie la voulait, la Chine la voulait, nous la voulions. Nous l'avons eue, et nous l'avons eue entière", a-t-il dit.

"Je vais vous dire ce que je ne veux pas faire. Boeing, Lockheed, Raytheon, je ne veux pas nuire aux emplois. Je ne veux pas perdre une commande pareille", a-t-il ajouté, estimant qu'il y avait "d'autres moyens de punir".

Alliance entre Washington et Ryad

Quelques jours après la disparition du journaliste saoudien, le président des États-Unis avait déclaré que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l'Arabie saoudite. Cette participation avait toutefois été démentie par des sources diplomatiques turques.

"Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n'aime pas cela du tout", avait réaffirmé Donald Trump. "C'est un précédent terrible, terrible", avait-il également estimé.

L'Arabie saoudite est un allié traditionnel des États-Unis, avec lequel l'administration Trump a encore renforcé les liens. La Maison Blanche et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se sont entretenus avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Washington a aussi demandé à l'ambassadeur saoudien, rentré dans son pays, "d'apporter des informations à son retour aux États-Unis", a dit la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert. Elle a appelé, malgré "l'extrême préoccupation" aux "plus hauts niveaux" du gouvernement, à se méfier des "rumeurs" et "spéculations" qui circulent.

Jim WATSON (AFP/File)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu jeudi que son pays ne resterait pas silencieux après la disparition à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, imputée à l'Arabie saoudite.

L'éditorialiste critique du pouvoir saoudien et collaborateur du Washington Post n'a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Des responsables turcs ont affirmé qu'il y avait été assassiné par des agents saoudiens. Ryad dément et maintient, sans preuve à l'appui, qu'il a quitté le bâtiment.

(Avec agence)

Commentaires

(3)

C’est ça le moyen orient il n’y a pas de démocratie à part en israel et c’est ça qui dérange.

Il adore donner des leçons aux arabes ce trump

il sait que ses amis ou alliés sont comme lui

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