Pas de résultats.

Israël et l'Europe face au sort des demandeurs d'asile

i24NEWS

5 min
African migrants pour out of the Holot Detention Centre in Israel's Negev desert after their release on August 25, 2015
Menahem Kahana (AFP)African migrants pour out of the Holot Detention Centre in Israel's Negev desert after their release on August 25, 2015

600 clandestins libérés d'un centre de rétention en Israël ; 5.000 à 8.000 réfugiés syriens accueillis aux USA

Menahem Kahana (AFP)
Menahem Kahana (AFP)Un clandestin africain quitte le centre de rétention de Holot en Israël, le 25 août 2015

Cette mesure intervient en application d'une décision de la Cour suprême qui a ordonné le 11 août que les demandeurs d’asile détenus depuis plus d’un an soient relâchés sous deux semaines.

Holot est un centre ouvert où les détenus, libres la journée, doivent se rendre à 22H00, a expliqué la porte-parole de l’autorité pénitentiaire Sivan Weitzman à l'AFP. Ils ont droit à une allocation mensuelle de 600 shekels s’ils ont fait acte de présence tous les soirs, moins dans le cas contraire.

Après les départs de mardi et mercredi, ils devraient rester 550 personnes dans le centre.

Ceux qui sont libérés partent après un petit-déjeuner, avec leur allocation, éventuellement des ordonnances s’ils ont besoin de soins, mais aussi avec un document leur indiquant qu'il leur est interdit de se rendre à Eilat ou à Tel Aviv.

Les deux villes accueillent de fortes concentrations de clandestins africains. Leur présence suscite des tensions avec la population.

Selon l’ONU, le pays abrite 53.000 réfugiés et demandeurs d’asile, la plupart entrés illégalement via le Sinaï égyptien. Parmi eux, 36.000 sont venus d’Erythrée, 14.000 du Soudan.

Les détenus relâchés de Holot ne devraient pas grossir les flux à destination de l’Europe, tant sortir d’Israël serait une gageure.

Londres promet la prison aux travailleurs clandestins
Csaba Segesvari (AFP/File)

Le gouvernement britannique a annoncé mardi son intention de durcir son arsenal contre l'immigration clandestine, menaçant même les travailleurs illégaux de peines de prison, une mesure jugée irréaliste par les adversaires comme par les partisans de restrictions migratoires.

"Si vous êtes ici illégalement, nous prendrons des mesures pour vous empêcher de travailler, de louer un appartement, d'ouvrir un compte en banque ou de conduire une voiture", a menacé James Brokenshire, secrétaire d'État britannique à l'Immigration, mardi dans un communiqué.

De son côté, la chancelière Angela Merkel a estimé que l'Europe se trouvait "dans une situation qui n'est pas digne" d'elle-même concernant la crise migratoire, lors d'un "dialogue avec des citoyens" dans la province allemande.

"L'Europe est dans une situation qui n'est pas digne de l'Europe, il faut tout simplement le dire", a déclaré la dirigeante allemande, lors d'une rencontre retransmise par internet avec des citoyens de Duisbourg-Marxloh, un quartier de Duisbourg, où vit une importante communauté immigrée.

Concernant l'afflux des demandeurs d'asile, "nous devons renvoyer chez eux ceux qui - selon une forte probabilité - n'ont aucune chance d'obtenir l'asile", a réaffirmé Mme Merkel.

Jusqu'à 8.000 réfugiés syriens accueillis aux USA

ACHILLEAS ZAVALLIS (AFP)
ACHILLEAS ZAVALLIS (AFP)Des réfugiés syriens à leur arrivée sur l'île grecque de Lesbos, le 23 août 2015

Washington devrait recevoir sur son sol "entre 1.000 et 2.000 réfugiés syriens cette année et entre 5.000 et 8.000 l'année prochaine, en 2016", a annoncé le porte-parole du département d'Etat John Kirby.

Il a précisé qu'"il y avait à l'étude 15.000 réfugiéssyriens référencés par le HCR", le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés, le dernier chiffre de l'administration américaine, en décembre, étant de 9.000 personnes référencées par l'organisation onusienne pour être accueillies aux Etats-Unis.

(i24news avec AFP)