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Zimbabwe: le nouveau président Mnangagwa succède officiellement à Mugabe

Zimbabwe's president-elect Emmerson Mnangagwa raises his fist as he arrives at a stadium in Harare for his inauguration ceremony
Marco Longari (AFP)
M. Mnangagwa devait être investi président vendredi à la mi-journée dans un stade de la capitale Harare

Le nouveau président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a officiellement succédé vendredi à Robert Mugabe, 93 ans, qui a démissionné mardi après trente-sept ans de règne autoritaire à la tête du pays.

"Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu'en tant que président de la République du Zimbabwe je serai loyal à la République du Zimbabwe et obéirai, soutiendrai et défendrai la Constitution et les lois du Zimbabwe," a-t-il prêté serment devant plusieurs dizaines de milliers de personnes à Harare.

Agé de 75 ans, M. Mnangagwa a été investi président vendredi à la mi-journée dans un stade de la capitale Harare, où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées.

Selon le quotidien The Herald, M. Mugabe a informé son successeur, lors de leur entretien, qu'il "pourrait ne pas assister à la cérémonie" parce qu"il avait "besoin de temps pour se reposer".

Plus tôt, M. Mnangagwa a promis à M. Mugabe et à sa famille une "sécurité totale", a rapporté The Herald.

M. Mnangagwa "s'est entretenu hier (jeudi) avec le président sortant, le camarade Robert Mugabe, et lui a assuré que lui et sa famille bénéficieraient des conditions de sécurité et de bien-être maximales", a indiqué le journal.

ALEXANDER JOE (AFP/Archives)

The Herald n'a pas donné plus de précision sur l'avenir de celui qui était, jusqu'à mardi, le plus vieux dirigeant en exercice de la planète.

M. Mugabe, 93 ans, a été poussé vers la sortie par un coup de force de l'armée, qui a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre après le limogeage de M. Mnangagwa.

Après avoir résisté plusieurs jours aux pressions des militaires, de son parti, la Zanu-PF, et de la rue, il a fini par capituler mardi en présentant sa démission, sous la menace d'une procédure de destitution lancée devant le Parlement.

Le futur chef de l'Etat hérite d'un pays en ruine, dont la population attend impatiemment des réformes.

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