Pas de résultats.

close

Elections au Maroc: les islamistes au pouvoir sévèrement battus au profit de partis libéraux

AFP

clock 2 min

Saad-Eddine El Othmani, Premier ministre marocain et président du Parti islamiste pour la justice et le développement (PJD), salue la population lors d'un meeting de campagne à Sidi Slimane, le 27 août 2021.
FADEL SENNA / AFPSaad-Eddine El Othmani, Premier ministre marocain et président du Parti islamiste pour la justice et le développement (PJD), salue la population lors d'un meeting de campagne à Sidi Slimane, le 27 août 2021.

Le parti islamiste passe de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12

Le parti islamiste à la tête du gouvernement au Maroc depuis une décennie a été très sévèrement battu au profit de partis libéraux considérés comme proches du palais royal lors des élections législatives mercredi, selon des résultats provisoires annoncés tôt jeudi matin.

Le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste modéré) s'effondre, passant de 125 sièges dans l'assemblée sortante à 12, a indiqué le ministre de l'Intérieur Abdelouafi Laftit, durant un point presse.

Il arrive loin derrière ses principaux rivaux, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Parti Authenticité et Modernité (PAM), tous deux de tendance libérale, et le Parti de l'Istiqlal (centre-droit), avec respectivement 97, 82 et 78 (sur 395 députés).

Le roi Mohammed VI nommera un chef du gouvernement, issu du parti arrivé en tête du scrutin législatif, chargé de former un exécutif pour un mandant de cinq ans, succédant à Saad-Eddine El Othmani.

Les résultats définitifs devraient être connus jeudi.

Le taux de participation a atteint 50,35% au niveau national, selon le ministre de l'Intérieur.

Il avait plafonné à 43% lors des précédentes législatives en 2016 et à 53% lors des dernières élections locales en 2015. Mais c'est la première fois que les quelque 18 millions d'électeurs choisissent leurs 395 députés le même jour que leurs représentants communaux et régionaux. Ce qui a réduit l'abstention.

Plus tôt dans la soirée, les islamistes ont fait état de "graves irrégularités", dont "la distribution obscène d'argent" à proximité de bureaux de vote et des "confusions" sur certaines listes électorales, des citoyens n'y trouvant pas leur nom.

Les opérations de vote se sont déroulées "dans des circonstances normales", a indiqué M. Laftit, hormis "des cas isolés".