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Les fondateurs de Ben & Jerry's disent "soutenir Israël", mais rejettent l'"occupation illégale"

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Ben Cohen and Jerry Greenfield, co-founders of Ben & Jerry's ice cream, in New York City on September 21, 2009.
Jamie McCarthy / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFPBen Cohen and Jerry Greenfield, co-founders of Ben & Jerry's ice cream, in New York City on September 21, 2009.

Dans une tribune dans le NYT, Bennett Cohen et Jerry Greenfield ont salué la décision de la société

Les fondateurs juifs de Ben & Jerry's ont pris la parole mercredi pour défendre la décision du fabricant de glaces de boycotter les implantations israéliennes en Cisjordanie, la qualifiant de "l'une des décisions les plus importantes que la société ait prises en 43 ans d'histoire".

Bennett Cohen et Jerry Greenfield, qui ont vendu la société il y a plusieurs dizaines d'années, et n'exercent plus aucun contrôle sur ses activités, ont écrit dans une tribune du New York Times qu'ils soutenaient Israël, mais qu'ils s'opposaient à son "occupation illégale" de la Cisjordanie.

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Selon eux, la décision prise par leur ancienne société "n'est pas un rejet d'Israël".

"C'est un rejet de la politique israélienne qui perpétue une occupation illégale et qui constitue un obstacle à la paix en violant les droits humains fondamentaux du peuple palestinien qui vit sous l'occupation", ont-ils écrit.

Les dirigeants israéliens ont vivement critiqué la décision de la firme du 19 juillet dernier de couper les liens avec son fabricant et distributeur israélien et de mettre fin aux ventes au-delà de la ligne verte à partir de la fin de 2022, la qualifiant d'"antisémite" et de "forme de terrorisme".

MM. Cohen et Greenfield ont estimé qu'il était "louable" qu'une entreprise épousant des valeurs progressistes prenne ce genre de décision.

"Ben & Jerry's a fait le nécessaire pour aligner ses activités et ses opérations sur ses valeurs progressistes", ont-ils écrit, ajoutant que le boycott devrait être considéré "non pas comme anti-israélien, mais comme faisant partie d'une longue histoire en faveur de la paix."

Ils ont également défendu la société, qui est aujourd'hui une filiale d'Unilever basée dans le Vermont, contre les accusations d'antisémitisme, et ont noté qu'elle n'avait pas spécifiquement approuvé le mouvement BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) visant Israël.

"La décision d'arrêter les ventes en dehors des frontières démocratiques d'Israël n'est pas un boycott d'Israël. La déclaration de Ben & Jerry's n'a pas approuvé le mouvement BDS", ont-ils écrit.

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