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Les Etats-Unis ajoutent la société israélienne NSO à leur liste noire

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Agence de la société israélienne NSO Group, près de la ville de Sapir, dans le sud d'Israël, le 24 août 2021
AP Photo/Sebastian ScheinerAgence de la société israélienne NSO Group, près de la ville de Sapir, dans le sud d'Israël, le 24 août 2021

NSO se dit "consterné", arguant que sa technologie a pour but de combattre le crime et le terrorisme

Washington a annoncé mercredi avoir ajouté NSO Group, la société israélienne qui fabrique le logiciel d'espionnage Pegasus, à sa liste des entreprises interdites parce qu'elles constituent une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis; une décision dénoncée à Tel-Aviv.

NSO s'est retrouvé exposé cet été après des enquêtes publiées par un consortium de 17 médias internationaux, révélant que Pegasus aurait permis d'espionner les numéros de journalistes, hommes politiques, militants ou chefs d'entreprises de différents pays, y compris le président français Emmanuel Macron.

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Ces programmes informatiques "ont permis à des gouvernements étrangers de faire de la répression au-delà de leurs frontières (...) pour réduire au silence toute voix dissonante", ont souligné les autorités américaines dans un communiqué.

Le groupe israélien s'est dit "consterné" par cette décision et a l'intention de la renverser, a déclaré un porte-parole de cette société basée en banlieue de Tel-Aviv.

Selon lui, NSO dispose d'une charte éthique "rigoureuse basée sur les valeurs américaines".

Une fois installé dans un téléphone mobile, Pegasus permet d'espionner son utilisateur, accédant à ses messageries, ses données, ou activant l'appareil à distance pour capter son ou image.

"Les Etats-Unis sont déterminés à utiliser de manière incisive le contrôle des exportations pour responsabiliser les entreprises qui développent, commercialisent ou utilisent des technologies à des fins malveillantes, qui menacent la cybersécurité des membres de la société civile ou du gouvernement, des dissidents, et d'organisations basées ici et à l'étranger", a déclaré la ministre Gina Raimondo.