Attentat de l'AMIA: l'Argentine s'insurge contre la liberté de voyager du vice-président iranien visé par un mandat d'Interpol

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Le vice-président iranien, Mohsen Rezaï
AP / Vahid SalemiLe vice-président iranien, Mohsen Rezaï

"Son déplacement au Nicaragua constitue un affront à la justice argentine et aux victimes"

L’Argentine a dénoncé le fait que le vice-président iranien puisse se rendre à l’étranger malgré une notice émise par Interpol à son encontre pour son rôle dans l'attentat contre l'AMIA perpétré en 1994. 

Mohsen Rezaï, qui est également l’ancien commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution iraniens (CGRI), figure en effet sur la liste des personnes recherchées par Interpol depuis 2007 pour des allégations de meurtre aggravé dans l'attaque à la bombe contre le centre juif AMIA à Buenos Aires.

85 personnes ont été tuées et 151 grièvement blessées dans cette attentat pour lequel aucun coupable n’a encore été jugé. 

Le ministère argentin des Affaires étrangères a publié une déclaration exprimant sa plus ferme condamnation de la visite de Mohsen Rezaï au Nicaragua pour l'investiture cette semaine de son président, Daniel Ortega.

"L'Argentine exprime, comme elle l'a également fait en août dernier avant la nomination de Rezaï au poste de vice-président (...), que sa présence à Managua constitue un affront à la justice argentine et aux victimes de l'attaque terroriste contre l'AMIA", indique le communiqué. 

"Le gouvernement argentin exige une fois de plus que le gouvernement iranien coopère pleinement avec la justice, afin que les personnes accusées d'avoir participé à l'attaque contre l'AMIA soient jugées par les tribunaux compétents", poursuit-il.

Tammy Rahamimoff-Honig, chef adjointe de la division des affaires stratégiques du ministère israélien des Affaires étrangères, a qualifié cette condamnation de l’Argentine d'"importante", et affirmé qu'il était "scandaleux" que Mohsen Rezaï "parcoure le monde en toute impunité".

L'actuel ministre iranien de l'Intérieur, le général Ahmad Vahidi, ancien dirigeant de la force Quds, a également été signalé par Interpol pour son implication présumée dans l'attentat contre l'AMIA. 

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