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Le Mexique, difficile étape pour Tillerson en tournée en Amérique latine

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson à son arrivée à Mexico, le 1er février 2018
PEDRO PARDO (AFP)
Le secrétaire d'Etat US a insisté sur la nécessité de combattre les organisations criminelles transnationales

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, qui a démarré une tournée d'une semaine en Amérique latine, devait rencontrer vendredi le président du Mexique, pays critiqué par de nombreuses reprises par Donald Trump.

Arrivé à Mexico jeudi, le secrétaire d’Etat américain devrait parler de commerce bilatéral, de criminalité et d'immigration, avec le président mexicain Enrique Peña Nieto.

Trump a qualifié l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna) de "désastre" et insiste pour faire construire un mur à la frontière pour stopper l'immigration illégale, responsable selon lui d'une partie de la criminalité aux Etats-Unis.

Peña Nieto - auquel les Mexicains avaient fortement reproché d'avoir reçu le candidat Trump durant sa campagne - se trouve de son côté dans une position délicate alors que son parti, le Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), est malmené dans les sondages à cinq mois de l'élection présidentielle de juillet.

Le président mexicain se trouve aussi confronté à une vague de violences sans précédent dans le pays liée au narcotrafic, et aux pressions internes pour ne pas céder dans la renégociation sur l'Aléna.

Tillerson semble toutefois avoir une vision plus optimiste que le président Trump sur l'avenir de cet accord commercial.

"Je suis Texan, entrepreneur dans le secteur énergétique et aussi éleveur. Je sais à quel point l'Aléna est important à notre économie" a indiqué jeudi l'ex-PDG du pétrolier ExxonMobil devant des étudiants de l'Université du Texas, à Austin.

"Mais on ne doit pas être surpris qu'un accord signé il y a 30 ans, avant l'ère numérique et avant que la Chine ne devienne la deuxième puissance mondiale, doive être modernisé" a-t-il ajouté.

Ronaldo SCHEMIDT (AFP)

Avant une rencontre avec Tillerson jeudi soir, le ministre des Affaires étrangères mexicain Luis Videgaray s'est entretenu avec son homologue canadienne Chrystia Freeland.

Fin février se tiendra le sixième round des négociations pour moderniser cet accord qui rassemble les Etats-Unis, le Canada et le Mexique dans une vaste zone de libre-échange.

Les sujets de l'immigration et la sécurité devraient également au coeur des discussions de Tillerson.

Comme l'avait fait le président américain Trump mardi dans son discours sur l'état de l'Union pour justifier sa ligne de fermeté sur l'immigration, le secrétaire d'Etat américain a insisté jeudi sur la nécessité de combattre les organisations criminelles transnationales et les cartels de la drogue.

"Dans leur quête d'argent et de pouvoir, elles sèment la mort et la destruction" a-t-il estimé.

Tillerson a estimé que 2018 était "l'année des Amériques", avec un sommet continental en avril au Pérou, le G7 au Canada en juin et le G20 des principales puissances de la planète en fin d'année en Argentine.

Après son étape mexicaine, le chef de la diplomatie américaine doit se rendre en Argentine, au Pérou, en Colombie et en Jamaïque.

Commentaires

(1)

Ce que les démocrates américains, les mexicains, les journalistes et le monde n'a pas compris c'est que le mur en projet entre les USA et le Mexique n'a pas vocation à empêcher le mexicains de se rendre aux USA, il y a l'aéroport de Mexico par lequel ils peuvent et pourront passer. Le MUR DE LA DISCORDE n'a pour seule mission que d'empêcher que les 130,5 millions de mexicains se retrouvent aux USA.

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