Quantcast i24NEWS - L’auteur de la fusillade du lycée de Parkland, "un adolescent à problèmes"

L’auteur de la fusillade du lycée de Parkland, "un adolescent à problèmes"

Sheriff vehicles are seen at Marjory Stoneman Douglas High School in Parkland, Florida, a city about 50 miles north of Miami on February 14, 2018 following a shooting at the school
Michele Eve SANDBERG (AFP/File)
17 personnes ont été abattues par le jeune-homme, ancien élève de l’établissement

La police n’a pour le moment pas déterminé le motif de la fusillade de Parkland, mais commence à dresser, peu à peu, le profil du tueur présumé.

Nikolas Cruz, décrit comme un adolescent à problèmes, amateurs d’armes, a choisi la Saint-Valentin (la fête de l’amour) pour revenir à Marjory Stoneman Douglas, lycée duquel il avait récemment été expulsé.

Des signes avant-coureurs

"Il y a eu des problèmes quand il a menacé des étudiants l'année dernière et je pense qu'on lui a dit de quitter le campus", a déclaré un professeur de mathématiques qui avait eu l'élève dans sa classe au quotidien Miami Herald Jim Gard.

Selon un lycéen, Nikolas Cruz était un "solitaire" qui avait quitté l'établissement il y a quelques mois pour emménager dans le nord de la Floride après la mort de sa mère.

Un autre étudiant a souligné que le tireur connaissait parfaitement les lieux et les procédures de sécurité, mises en place dans toutes les écoles aux Etats-Unis, qui simulent régulièrement une intrusion armée pour préparer leurs élèves.

Des sources du Pentagone ont indiqué qu’il aurait également fait une préparation militaire.

Les autorités américaines impuissantes

Selon le shérif local, Nikolas Cruz avait posté des messages "très alarmants" sur les réseaux sociaux, ainsi que des images sur Instagram où l’on pouvait voir un homme au visage masqué coiffé d'une casquette ou d'un bonnet de l'armée de terre avec des couteaux ou encore l'image d'un fusil à pompe.

Le proviseur du lycée Marjory Stoneman Douglas précise : "Nous n'avons reçu aucun avertissement, aucune indication". "A notre connaissance, aucune menace n'avait été proférée".

Pour le shérif, il est de la responsabilité de tous "de signaler des choses inhabituelles". L’élu local fait toutefois aveu d’impuissance : "Si quelqu'un veut vraiment commettre un carnage, il n'y a pas grand-chose que l'on puisse ou que les forces de l'ordre puissent faire", précise Scott Israel. 
 

17 morts, le jour de la Saint-Valentin


"C'est juste le mal à l'état pur", a lâché le gouverneur de Floride, Rick Scott, lors d'un point-presse à Parkland.

Elus et policiers n'avaient que des prières et aucune explication à offrir mercredi soir aux proches des 17 personnes abattues de rafales de fusil d'assaut…

Mercredi, Nikolas Cruz, armé d’un fusil semi-automatique AR-15, très facile à se procurer dans la majeure partie des Etats-Unis, a fait irruption dans son ancien établissement scolaire vers 14h30 : "C'était la fin de la journée scolaire et l'alarme incendie s'est déclenchée. Nous avons commencé à évacuer. On pensait que c'était un exercice et après avoir fait 15, 20 pas hors de la classe on était à terre, et on se cachait dans le placard", a raconté une enseignante, Melissa Falkowski, sur CNN.

"Ce qui s'est passé, c'est que l'alarme à incendie a sonné et nous avons tous pensé que c'était un exercice parce qu'on avait déjà eu une fausse alerte incendie alors on ne l'a pas pris au sérieux, et tout à coup on a entendu des coups de feu de l'autre côté de l'école", a confié un autre élève sur la chaîne locale WSVN 7 News.

Une élève, Peri Harris, a quant à elle raconté à la chaîne CBS Miami que "toute sa classe" avait trouvé refuge dans "un tout petit placard".

Les images des télévisions locales ont montré plusieurs dizaines de personnes sortant de l'école souvent les mains en l'air ou croisées derrière la tête.

Des ambulances, des camions de pompiers ainsi qu'une longue cohorte de voitures de police et plusieurs véhicules blindés d'un groupe d'intervention étaient stationnés près du lycée.

Des victimes ont été évacuées par hélicoptère.

(AP Photo/Joel Auerbach)
 

18 fusillades depuis début 2018
 

Le président Donald Trump "a été informé de la fusillade dans une école en Floride", a indiqué la Maison Blanche. "Nous surveillons la situation", a-t-elle précisé.

"Aucun enfant, enseignant ou quiconque, ne devrait jamais se sentir en danger dans une école américaine", a tweeté le président des USA.

Le drame survenu mercredi est le dernier d'une longue série de fusillades ayant ensanglanté l'Amérique ces dernières années.

A Las Vegas en octobre 2017, 58 personnes avaient péri sous les balles d'un seul tireur et 49 personnes avaient été abattues dans un club gay d'Orlando en 2016.

Les fusillades sont particulièrement récurrentes dans les écoles américaines: il y en a déjà eu 18 depuis le début de l’année.  

Commentaires

(0)
8Article précédentDes morts dans la fusillade en Floride, le tireur interpellé
8Article suivantLe tireur de Floride inculpé de 17 meurtres avec préméditation (procureur)