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Pompeo, nouveau favori de Jérusalem grâce à ses positions anti-Iran?

Mike Pompeo, le nouveau directeur de la CIA reste flou sur ses positions sur l'usage de la torture
JIM WATSON (AFP/Archives)
Mike Pompeo a à plusieurs reprises exprimé son engouement pour les positions prises par l’Etat hébreu

Alors qu’il était au cœur des dissensions entre Rex Tillerson et Donald Trump, l’accord nucléaire iranien semble aujourd’hui être la raison du rapprochement entre le président américain et son secrétaire d’Etat fraîchement nommé.

En contraste total avec son prédécesseur, Mike Pompeo est connu pour ses positions belliqueuses au sujet de l’Iran. Son point de vue sur l'accord nucléaire iranien de 2015 correspond parfaitement à celui de Donald Trump - ou encore de Benyamin Netanyahou - qui n'hésitent pas à le qualifier de "catastrophe" et estiment qu’il doit être radicalement amélioré ou carrément supprimé.

Fin 2014, avant sa signature, Pompeo avait indiqué que les frappes militaires contre les installations nucléaires iraniennes pourraient être plus efficaces pour contrecarrer la quête de bombes atomiques de Téhéran que la diplomatie.

Lors de l'audience de confirmation du Sénat en janvier 2017, il avait déclaré: "L'Iran, le plus grand commanditaire du terrorisme au monde, est devenu un acteur encore plus incommodé et perturbateur au Moyen-Orient".

Des positions qui inquiètent… ou qui réjouissent

Mardi, c’est donc sans surprise que les soutiens de la République islamique ont tiré la sonnette d’alarme, après l’annonce du départ de Rex Tillerson, et l'arrivée de Mike Pompeo.

Le Conseil irano-américain a indiqué que le nouveau Secrétaire d’Etat augmenterait les chances d'une "nouvelle guerre au Moyen-Orient" et serait l’un "des opposants les plus idéologiques de la diplomatie avec l'Iran".

D'autres groupes pro-iraniens ont émis des avertissements similaires, tandis que des groupes pro-israéliens ont célébré les positions de Pompeo envers la République islamique.

"Tout au long de son mandat à la Chambre des représentants et en tant que directeur de la CIA, il s'est révélé être un rempart contre l'agression de l'Iran et un grand ami d'Israël", a déclaré le chef de la Coalition juive républicaine, Matt Brooks.


Lorsque Donald Trump a rassemblé son administration à la fin de l'année 2016, Pompeo avait été remarqué par plusieurs officiels à Jérusalem, qui avaient souligné son solide bilan sur l'Iran.

En décembre, alors que des rumeurs selon lesquelles Mike Pompeo pourrait remplacer Tillerson avaient fait surface, l'analyste spécialiste du Moyen-Orient, Tom Gross, avait déclaré que Pompeo deviendrait "le premier secrétaire d'Etat américain pro-israélien depuis des décennies".

Contrairement à Tillerson, qui n'a pas joué de rôle significatif au sein de l’administration américaine pour tenter de régler le conflit israélo-palestinien, se concentrant sur d’autres régions du globe, Mike Pompeo voudra lui peut-être s'impliquer au Moyen-Orient, notamment à un moment crucial où Donald Trump et son équipe prévoient de dévoiler leur proposition de plan de paix pour la région.

AP Photo/Evan Vucci

Des liens antérieurs entre Pompeo et Israël

Mike Pompeo s’est déjà rendu dans l’Etat hébreu en 2015 alors qu'il était encore membre du Congrès du 4ème District du Kansas, recevant des briefings de sécurité de la part de la police israélienne et visitant le Mur des Lamentations.

"Les efforts de Netanyahou pour empêcher l'Iran d'obtenir des armes nucléaires sont incroyablement admirables et profondément appréciés", avait-t-il déclaré après sa rencontre avec le Premier ministre.

Il avait également salué "l'admirable retenue des Israéliens face à des actes indiciblement cruels", se référant à une série d’attaques terroristes au couteau, à leur apogée à l’époque. Les Etats-Unis doivent "se tenir avec notre allié Israël et mettre un terme au terrorisme", avait déclaré Mike Pompeo, ajoutant que "les attaques continues des Palestiniens ne font qu’éloigner la perspective de la paix".

Comme les Iraniens, les Palestiniens sont loin d’adhérer aux positions de Mike Pompeo: après son arrivée à la Chambre des représentants, le nouveau Secrétaire d’Etat avait déclaré en 2013 que les dirigeants musulmans américains qui ne dénoncent pas les actes de terrorisme en étaient "potentiellement complices".

S'il s'implique dans les affaires du Moyen-Orient, et surtout si Donald Trump le laisse jouer un rôle important dans la tentative de l'administration de négocier un accord de paix israélo-palestinien, Mike Pompeo pourrait devenir le nouveau favori de Jérusalem. Une position actuellement occupée par l'ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley.

Commentaires

(5)

bravo ! cela va changer . l'axe du mal à intérêt à se tenir à carreaux . Bravo président Trump .

Sur les us se fasse l iran après Après on applaudira!

C tel Aviv pas Jérusalem

Volcan en éruption pour les derniers jours de Pompéo.

Très sincèrement, si Pompéo veut vraiment mater économiquement et politiquement mater l'Iran, Il va devoir inéluctablement piétiner l'Europe sur le dossier.

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