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Donald Trump assure que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à l'Otan en cas de besoin
Il a évoqué la possibilité de ne pas défendre ses alliés, sur fond de tensions autour du détroit d’Ormuz et de désaccords sur l’implication militaire occidentale.


Donald Trump a relancé vendredi ses attaques contre l’Alliance atlantique, affirmant que les États-Unis pourraient ne pas venir en aide à leurs alliés en cas de besoin. S’exprimant lors d’un forum économique à Miami, le président américain a dénoncé l’absence de soutien militaire de ses partenaires pour sécuriser le détroit d’Ormuz, un point névralgique du commerce énergétique mondial. «Ils n’étaient tout simplement pas là», a-t-il lancé, en référence aux demandes restées sans réponse de Washington.
Dans un ton mêlant reproche et avertissement, le locataire de la Maison-Blanche a insisté sur le poids financier assumé par les États-Unis au sein de l’Otan. «Nous dépensons des centaines de milliards de dollars pour les protéger (…) mais au vu de leurs actions, je suppose que nous n’avons plus à l’être», a-t-il déclaré, laissant planer le doute sur l’engagement américain envers la clause de défense collective.
Depuis plusieurs semaines, Donald Trump multiplie les sorties virulentes contre l’Alliance, qu’il a qualifiée de «tigre de papier» et de «lâche» sur son réseau Truth Social, promettant que Washington «s’en souviendrait». Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions accrues autour du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime est fortement perturbé, provoquant une flambée des prix de l’énergie.
Si plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, ont affirmé leur volonté de contribuer à la sécurisation de la zone, ils ont exclu toute implication militaire directe. En parallèle, Donald Trump a assuré que l’opération militaire en cours contre l’Iran, désormais entrée dans sa cinquième semaine, «se déroulait très bien», malgré les incertitudes croissantes sur la stabilité régionale et la cohésion des alliés occidentaux.