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Etats-Unis : une ancienne collaboratrice d'Alexandria Ocasio-Cortez arrêtée pour avoir appelé à attaquer un lycée fréquenté par des Juifs
"Si quelqu’un cherche une école publique à attaquer pour n’importe quelle raison… Les amateurs de 'Israhell' qui conduisent des Lexus étudient tous ici", avait écrit Iman Abdul sur Instagram


Une ancienne organisatrice jeunesse ayant travaillé pour la représentante américaine au Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, a été arrêtée vendredi à Brooklyn pour avoir incité ses abonnés à "attaquer" un lycée public new-yorkais fréquenté par des élèves juifs.
Selon la police, Iman Abdul, 27 ans, a publié jeudi sur Instagram une capture d’écran de la localisation du lycée Leon M. Goldstein High School for the Sciences, situé à Manhattan Beach, accompagnée d’un message ciblant explicitement ses élèves juifs. "Si quelqu’un cherche une école publique à attaquer pour n’importe quelle raison… Les amateurs de 'Israhell' qui conduisent des Lexus étudient tous ici", a-t-elle écrit, avant de supprimer la publication.
La police de New York a interpellé Abdul à son domicile et l’a inculpée pour menace terroriste, harcèlement aggravé, mise en danger d’enfants et menace de violences de masse. L’établissement, qui compte environ 1 000 élèves et se trouve sur le campus du Kingsborough Community College (CUNY), est laïc mais propose un club Israël et des activités liées à la culture juive.
Iman Abdul avait travaillé en 2018 sur les campagnes primaires de personnalités progressistes comme Ocasio-Cortez et la sénatrice de l’État de New York Julia Salazar. Elle se présentait alors comme étudiante au City College of New York et militante pour l’intégration scolaire au sein de l’association IntegrateNYC.
https://x.com/i/web/status/1954286855693738295
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La publication a suscité une vive inquiétude parmi les organisations luttant contre l’antisémitisme. "Une carte. Un repère. Un appel à nuire à des enfants, des enseignants, des New-Yorkais. C’est non seulement dangereux, c’est mal", a dénoncé Tova Plaut, éducatrice et militante juive. Le groupe de surveillance StopAntisemitism a accusé Abdul d’avoir "invité des gens à attaquer une école juive" et réclamé des poursuites exemplaires.
Face aux critiques, Abdul a affirmé en message privé ne pas avoir appelé à une attaque physique, mais à "attaquer verbalement" une "institution sioniste financée par l’argent public". Cette justification n’a pas convaincu ses détracteurs, qui pointent un compte Instagram rempli, selon eux, de contenus antisémites.
Pour Moshe Spern, président de l’organisation United Jewish Teachers, "ce genre de haine résulte d’années d’endoctrinement dans les universités et écoles new-yorkaises". L’affaire a rapidement mobilisé la commissaire de police Jessica Tisch et l’unité du renseignement du NYPD, qui ont assuré suivre la situation de près.