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Missiles iraniens : les États-Unis n’en confirment la destruction que d’un tiers
Les États-Unis estiment avec certitude avoir détruit seulement un tiers de l’arsenal de missiles iraniens, tandis qu’une large part reste incertaine ou potentiellement récupérable.


Les États-Unis ne peuvent confirmer avec certitude que la destruction d’environ un tiers de l’arsenal de missiles de l’Iran, selon des sources proches du renseignement citées par Reuters, alors que la guerre menée avec Israël approche de son premier mois.
D’après ces informations, le sort d’un autre tiers demeure incertain. Les bombardements auraient probablement endommagé, détruit ou enseveli ces missiles dans des tunnels souterrains et des bunkers, sans qu’il soit possible d’en établir un bilan précis. Une évaluation similaire concernerait les capacités de drones iraniens, dont environ un tiers aurait été neutralisé avec certitude.
Ces éléments contrastent avec les déclarations récentes du président américain Donald Trump, qui affirmait que l’Iran disposait de « très peu de missiles restants ». En parallèle, il a reconnu la menace persistante que représentent les capacités balistiques et les drones iraniens pour d’éventuelles opérations futures, notamment dans le détroit stratégique d’Ormuz.
Sur le terrain, les frappes américaines ont visé plus de 10 000 cibles militaires iraniennes, selon le commandement central américain, qui affirme également avoir neutralisé 92 % des grands navires de la marine iranienne. Toutefois, les autorités militaires se montrent prudentes et n’ont pas fourni d’estimation précise des capacités restantes en missiles et drones.
L’une des principales difficultés réside dans l’évaluation des stocks initiaux, en grande partie dissimulés dans des infrastructures souterraines. « Il est possible que nous ne disposions jamais d’un chiffre exact », reconnaît un haut responsable américain.
Dans ce contexte, l’incertitude demeure élevée quant à l’ampleur réelle des capacités militaires iraniennes encore opérationnelles.