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« Nous quitterons l’Iran d’ici deux à trois semaines », déclare Donald Trump
Quelques heures plus tôt, il avait laissé entendre que la fin du conflit était imminente


Précisant sa déclaration faite un peu plus tôt sur l'imminence de la fin du conflit en cours, Donald Trump a affirmé que l’engagement militaire des États-Unis en Iran pourrait prendre fin « d’ici deux à trois semaines ».
S’exprimant à la Maison-Blanche lors de la signature de décrets, le président américain a réitéré que « le changement de régime a déjà eu lieu en Iran », ajoutant que Washington se préparait à un retrait prochain. Il a également suggéré qu’un accord avec Téhéran pourrait intervenir dans ce laps de temps, évoquant une désescalade imminente.
Le dirigeant a souligné que l'Iran n'était pas obligé d'accepter un accord pour mettre fin à la guerre. « Non, ils n'ont pas à conclure d'accord », a déclaré Trump. « Quand nous aurons le sentiment qu’ils sont revenus à l’âge de pierre et qu’ils seront incapables de se doter de l’arme nucléaire, alors nous partirons, qu’il y ait un accord ou non », a-t-il déclaré. « C’est sans importance maintenant. »
Trump a également déclaré que les stocks d'uranium enrichi iraniens restants ne le préoccupaient pas du tout "puisqu'ils sont enfouis sous terre et inaccessibles".
Interrogé sur la hausse des prix de l’énergie, Donald Trump a établi un lien direct avec la situation régionale, affirmant qu’un retrait américain entraînerait une baisse rapide des cours du pétrole.
Dans le même temps, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a adopté un ton plus prudent. Sur la chaîne Fox News, il a estimé que le conflit ne prendrait pas fin à très court terme, tout en évoquant la possibilité de contacts directs avec l’Iran à l’avenir.
Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a récemment semé le doute sur sa stratégie concernant le détroit d’Ormuz, laissant entendre que la responsabilité de sa réouverture pourrait être confiée aux alliés des États-Unis, avant de nuancer ses propos.
Sur le plan intérieur, la pression de l’opinion publique reste forte. Selon un sondage Reuters/Ipsos, une majorité d’Américains souhaite une fin rapide des hostilités, y compris si les objectifs initiaux ne sont pas entièrement atteints. Une tendance qui se retrouve, dans une moindre mesure, au sein même de l’électorat républicain.