- i24NEWS
- International
- Amérique
- Washington assure pouvoir financer la guerre contre l’Iran sans hausse d’impôts
Washington assure pouvoir financer la guerre contre l’Iran sans hausse d’impôts
Le secrétaire américain au Trésor assure que les États-Unis peuvent financer la guerre contre l’Iran sans augmenter les impôts, malgré des coûts déjà colossaux et des débats croissants au Congrès.


Les États-Unis disposent de « suffisamment de ressources » pour financer la guerre contre l’Iran sans recourir à une augmentation des impôts, a affirmé le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, lors d’une interview sur NBC. Tout en excluant toute pression fiscale supplémentaire, il a toutefois confirmé que l’administration envisageait de solliciter un financement additionnel auprès du Congrès afin de garantir la capacité opérationnelle de l’armée à moyen terme.
Selon Bessent, cet éventuel financement complémentaire vise avant tout à anticiper les besoins futurs et à maintenir un haut niveau d’équipement militaire. « Nous avons largement de quoi financer cette guerre », a-t-il insisté, soulignant que le président Donald Trump avait déjà renforcé les capacités militaires américaines, dans la continuité de son premier mandat.
La demande de crédits supplémentaires, estimée à environ 200 milliards de dollars, suscite néanmoins des résistances au sein du Congrès. Des élus démocrates, mais aussi certains républicains, s’interrogent sur la nécessité d’un tel montant, alors que le budget de la défense a déjà été fortement augmenté l’année précédente.
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a défendu cette demande en évoquant la nécessité de couvrir à la fois les coûts déjà engagés et ceux susceptibles de survenir dans la poursuite du conflit. Les premières estimations indiquent que les six premiers jours de la guerre auraient déjà coûté plus de 11 milliards de dollars aux États-Unis.
Alors que le conflit s’inscrit dans la durée, cette guerre pourrait devenir l’une des plus coûteuses pour Washington depuis les interventions en Irak et en Afghanistan, ravivant les débats politiques sur son financement et sa stratégie globale.