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Ahmed al-Sharaa à l'ONU : "Le Golan restera un territoire syrien"
"La possibilité de paix et de sécurité est ouverte à ceux qui souhaitent vivre en paix, une paix juste qui préserve les droits de tous", a néanmoins déclaré le président syrien


Le président syrien Ahmed al-Sharaa a vivement dénoncé mercredi à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies les opérations militaires israéliennes en Syrie, tout en affirmant qu'une paix entre les deux pays restait possible. "La possibilité de paix et de sécurité est ouverte à ceux qui souhaitent vivre en paix, une paix juste qui préserve les droits de tous", a-t-il déclaré.
Alors que la Syrie retrouve progressivement sa place au sein de la communauté internationale, Ahmed al-Sharaa a accusé Israël de poursuivre ses attaques contre son pays. Il a dénoncé des "centaines" de frappes aériennes, d'incursions et d'arrestations menées par les forces israéliennes, estimant que ces actions vont à l'encontre de la dynamique internationale actuelle et rappellent "une époque que nous pensions révolue".
Le dirigeant syrien a également réclamé le retrait des forces israéliennes entrées dans la zone tampon après la chute du régime de Bachar al-Assad, fin 2024. Israël avait alors présenté son déploiement comme une mesure destinée à protéger sa frontière dans un contexte d'incertitude sécuritaire en Syrie.
Ahmed al-Sharaa a par ailleurs réaffirmé que Damas ne renoncerait pas à ses revendications sur le plateau du Golan, conquis par Israël lors de la guerre des Six Jours en 1967 et annexé en 1981. "Toute tentative portant atteinte à notre souveraineté et violant le droit international sera stoppée. Le Golan restera un territoire syrien", a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent alors qu'Ahmed al-Sharaa avait indiqué la veille que des discussions directes avaient déjà eu lieu entre Israël et la Syrie. Il avait conditionné de nouvelles avancées à un retrait israélien des zones occupées depuis la chute de Bachar al-Assad, avant des discussions sur des arrangements sécuritaires susceptibles, selon lui, d'ouvrir la voie à une "paix durable".