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Donald Trump doute de la capacité de Reza Pahlavi à rassembler l’opposition iranienne
Le président américain a jugé l’héritier de l’ancien shah "très sympathique", tout en reconnaissant son incertitude quant à sa légitimité auprès des Iraniens


Le président américain Donald Trump a exprimé ses réserves sur la capacité de Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil, à fédérer un soutien suffisant à l’intérieur de l’Iran pour prendre un jour la tête du pays. Dans un entretien exclusif accordé à Reuters dans le Bureau ovale, il a jugé l’héritier de l’ancien shah "très sympathique", tout en reconnaissant son incertitude quant à sa légitimité politique auprès des Iraniens.
"Je ne sais pas comment il serait perçu dans son propre pays", a déclaré Donald Trump, ajoutant que les États-Unis n’en étaient "pas encore à ce stade". Le président a précisé que, si la population iranienne acceptait un tel leadership, cela ne poserait pas de problème pour Washington, sans pour autant lui apporter un soutien explicite.
Reza Pahlavi, 65 ans, vit aux États-Unis depuis la révolution islamique de 1979 qui a renversé son père. Bien qu’il soit devenu une voix médiatique importante lors des récentes manifestations contre le régime des mollahs, l’opposition iranienne reste profondément fragmentée et peu structurée à l’intérieur du pays.
Donald Trump a estimé que la chute du régime de Téhéran était possible dans le contexte des protestations, tout en rappelant que "n’importe quel régime peut tomber". Il a toutefois tempéré les attentes, évoquant une période "intéressante" mais incertaine pour l’Iran.
L’entretien a également porté sur d’autres dossiers internationaux. Le président américain a désigné le président ukrainien Volodymyr Zelensky comme le principal obstacle à un accord mettant fin à la guerre en Ukraine, affirmant que Vladimir Poutine serait, selon lui, disposé à négocier. "Il faut que le président Zelensky accepte", a-t-il insisté.
Sur le plan intérieur, Donald Trump a balayé les critiques de certains sénateurs républicains concernant une enquête du ministère de la Justice visant le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, appelant ses élus à la loyauté. Il a également rejeté les mises en garde du patron de JPMorgan, Jamie Dimon, sur les risques inflationnistes d’une ingérence politique dans la Fed.
Enfin, le président a confirmé une rencontre prochaine avec l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado et a vanté la solidité de l’économie américaine, un message qu’il entend porter la semaine prochaine au Forum économique mondial de Davos.