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Donald Trump : l'élimination des dirigeants iraniens "équivaut bel et bien à un changement de régime"
Le président américain a évoqué des interlocuteurs désormais "différents" et jugés plus "raisonnables" dans les discussions en cours


Le président américain Donald Trump a affirmé que les frappes ayant visé les plus hauts responsables de la République islamique d’Iran équivalaient, selon lui, à un véritable "changement de régime", bien que les structures du pouvoir iranien restent en place. S’exprimant à bord d’Air Force One, il a estimé que l’élimination du guide suprême Ali Khamenei et de nombreux hauts responsables avait profondément bouleversé l’appareil dirigeant, évoquant des interlocuteurs désormais "différents" et jugés plus "raisonnables" dans les discussions en cours.
Washington chercherait notamment à dialoguer avec le président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, une figure toutefois étroitement liée aux Gardiens de la révolution et considérée comme tout aussi inflexible que les responsables précédents. Dans le même temps, l’incertitude demeure autour de Mojtaba Khamenei, désigné par des religieux pour succéder à son père : Donald Trump affirme qu’il pourrait être encore en vie, mais grièvement blessé et actuellement injoignable.
Le président américain a également souligné que le conflit avançait plus rapidement que prévu, évoquant un calendrier raccourci, tout en maintenant officiellement l’objectif initial de quatre à six semaines pour y mettre un terme. Interrogé sur une éventuelle opération terrestre, il s’est montré évasif. Par ailleurs, il a reconnu des divergences avec la directrice du renseignement national, Tulsi Gabbard, qu’il juge plus prudente que lui sur la menace nucléaire iranienne.
Sur le plan régional, Donald Trump a évoqué sans preuve une riposte active des pays du Golfe face à l’Iran, alors que les informations disponibles font état de mesures essentiellement défensives. Il s’est aussi montré incertain quant à des informations selon lesquelles Téhéran imposerait des droits de passage dans le détroit d’Ormuz, tout en affirmant que les États-Unis pourraient en fermer l’accès "en deux minutes" si nécessaire, soulignant une nouvelle fois la forte tension autour de cet axe stratégique du commerce mondial.