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L'Arabie saoudite exhorte l'ONU à protéger les voies maritimes face à l'Iran et aux Houthis
Téhéran perturbe la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, tandis que ses alliés houthis au Yémen font de même dans le détroit de Bab el-Mandeb


L'Arabie saoudite a interpellé samedi la communauté internationale sur les risques que font peser les blocages des voies maritimes du Moyen-Orient sur la sécurité énergétique mondiale, appelant l'ONU à agir davantage pour garantir la liberté de navigation.
Depuis le déclenchement, fin février, de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, Téhéran perturbe la circulation maritime dans le détroit d'Ormuz, tandis que ses alliés houthis au Yémen font de même dans le détroit de Bab el-Mandeb — deux passages stratégiques pour le transport mondial de pétrole et de gaz.
S'exprimant devant l'Assemblée générale des Nations unies, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, a dénoncé une inaction de la communauté internationale : « La communauté internationale a manqué à ses responsabilités face à tout ce qui menace la paix et la sécurité internationales. » Il a insisté sur la nécessité de protéger la liberté de navigation dans l'ensemble des voies maritimes de la région — Ormuz, Bab el-Mandeb, mer Rouge et golfe d'Aden.
Le chef de la diplomatie saoudienne a réclamé un rétablissement pur et simple de la situation antérieure au 28 février dans le détroit d'Ormuz, sans imposition de frais ni de taxes. Il a par ailleurs affirmé que son pays « rejette toute utilisation de ces passages essentiels par quelque partie que ce soit comme outil de pression, de menace ou de préjudice aux intérêts des États », en référence au droit international et aux résolutions onusiennes en vigueur.
Cette prise de parole intervient peu après le refus opposé par Donald Trump à une offre iranienne visant à rouvrir le détroit d'Ormuz en échange, notamment, d'un cessez-le-feu régional et du déblocage d'avoirs iraniens gelés à l'étranger. Washington et Jérusalem justifient leur campagne militaire contre Téhéran par la volonté d'affaiblir les capacités militaires du régime, de neutraliser les menaces posées par ses programmes nucléaire et balistique, et de créer les conditions d'un possible soulèvement populaire iranien.
Si les échanges de tirs directs entre Israël et l'Iran se sont largement arrêtés depuis avril, les tensions entre Washington et Téhéran perdurent, notamment autour du dossier nucléaire et du contrôle du détroit.
Le royaume saoudien fait par ailleurs face à un blocus naval imposé par les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui ont multiplié les attaques contre ses pétroliers, pris le contrôle de larges portions du littoral yéménite en mer Rouge — vital pour les exportations pétrolières — et mené des frappes de missiles contre le territoire saoudien, contribuant à la flambée des prix de l'énergie sur les marchés mondiaux.