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La Colombie reconnaît la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan
Bogota devient le deuxième pays après les États-Unis à reconnaître la souveraineté d’Israël sur ce territoire stratégique, selon le ministère israélien des Affaires étrangères.


La Colombie a annoncé lundi reconnaître officiellement la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, à la suite d’une rencontre entre le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, et le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella.
« Compte tenu de l’instabilité persistante au Moyen-Orient et de l’importance stratégique du plateau du Golan pour la sécurité d’Israël, le gouvernement colombien reconnaît la souveraineté d’Israël sur ce territoire ainsi que son droit à se défendre contre les menaces extérieures », indique la déclaration colombienne citée par la diplomatie israélienne.
Bogota estime que le maintien du contrôle israélien sur le Golan constitue « un élément essentiel » de la sécurité nationale d’Israël, notamment après le massacre du 7 octobre 2023.
Gideon Saar a salué une « décision historique » et remercié le président Abelardo de la Espriella ainsi que son homologue colombien, Omar Bula Escobar. Il a affirmé vouloir convaincre d’autres pays de rejoindre les États-Unis et la Colombie dans cette reconnaissance. Washington avait reconnu la souveraineté israélienne sur le Golan en 2019.
Cette décision s’inscrit dans un rapprochement spectaculaire entre les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir d’Abelardo de la Espriella. Le nouveau président colombien avait déjà annoncé le rétablissement complet des relations diplomatiques avec Israël et le transfert de l’ambassade colombienne à Jérusalem. Le déplacement de l’ambassade et la reprise des relations avaient été confirmés par la diplomatie israélienne.
Les deux gouvernements ont également convenu de nommer rapidement des ambassadeurs, de supprimer l’obligation de visa, de rétablir leur accord de libre-échange et de renforcer leur coopération politique, sécuritaire et économique.
La Colombie doit par ailleurs se retirer de la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice ainsi que du « Groupe de La Haye ». Ces mesures marquent une rupture avec la politique de l’ancien président Gustavo Petro, qui avait rompu les relations diplomatiques avec Israël en 2024. Le nouveau gouvernement colombien avait annoncé ce changement de cap dès son entrée en fonction.