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Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Pakistan auraient convaincu Trump de renoncer à frapper l’Iran
Les trois pays ont assuré au président américain que Téhéran était prêt à avancer vers un accord préliminaire susceptible d’ouvrir la voie à des négociations plus larges


Le président américain Donald Trump aurait renoncé à une opération militaire contre l’Iran après avoir reçu des assurances de plusieurs dirigeants régionaux selon lesquelles une percée diplomatique était imminente. C’est ce qu’affirme le média Politico, qui rapporte que l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, et le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, se sont entretenus avec Trump quelques heures après que celui-ci a menacé de frapper l’Iran "très durement".
Selon ces informations, les trois dirigeants ont assuré au président américain que Téhéran était prêt à avancer vers un accord préliminaire susceptible d’ouvrir la voie à des négociations plus larges. Des responsables américains ont indiqué que ces messages, transmis par les pays médiateurs, ont convaincu Trump de suspendre l’opération militaire envisagée.
Par la suite, le président américain a affiché son optimisme, affirmant que les États-Unis étaient parvenus à un "excellent accord" et laissant entendre qu’un texte pourrait être finalisé dès ce week-end.
L’Iran s’est toutefois montré plus prudent. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a reconnu des progrès dans les discussions, tout en soulignant qu’aucun accord définitif n’avait encore été conclu. Téhéran insiste également sur le fait qu’il ne renoncera pas à ses "lignes rouges" dans les négociations.
D’après les informations rapportées, les discussions portent dans un premier temps sur la réouverture du détroit d’Ormuz et sur la résolution de la crise affectant cette voie maritime stratégique. Les questions plus sensibles, notamment celles liées au programme nucléaire iranien, devraient être abordées dans une phase ultérieure des pourparlers.
Parmi les mesures examinées figure également un mécanisme permettant à l’Iran d’accéder partiellement à plus de 16 milliards de dollars d’avoirs gelés, sans pour autant lever officiellement les sanctions américaines.
Dans le même temps, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s’est entretenu avec Donald Trump pour rappeler les exigences d’Israël concernant tout futur accord avec la République islamique. Selon son bureau, Jérusalem estime qu’un règlement durable doit inclure le démantèlement des infrastructures nucléaires iraniennes, le transfert hors du pays de l’uranium enrichi, des restrictions sur le programme balistique ainsi que la fin du soutien de Téhéran aux organisations terroristes de la région.