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Les pays du Golfe pressent les États-Unis de poursuivre la guerre contre l’Iran sans s’y engager directement
Les États du Golfe restent prudents et excluent, à ce stade, toute participation militaire unilatérale par crainte de représailles iraniennes ciblées contre un pays isolé


Les monarchies arabes du Golfe, bien qu’elles n’aient pas initié l’escalade actuelle avec l’Iran, encouragent en coulisses les États-Unis à ne pas mettre fin trop rapidement à la campagne militaire en cours, selon des informations rapportées par Reuters, citant des sources régionales et diplomatiques. Les dirigeants de ces pays estiment qu’un affaiblissement significatif des capacités militaires iraniennes est nécessaire afin de réduire la menace persistante qui pèse sur les routes pétrolières et, par extension, sur leurs économies. À défaut, certains redoutent une situation d’"insécurité permanente", dans laquelle Téhéran continuerait d’exercer une pression constante sur la région.
Dans le même temps, Washington chercherait à convaincre ses partenaires du Golfe de s’impliquer davantage dans l’effort de guerre mené conjointement avec Israël. Le président Donald Trump souhaiterait notamment afficher un soutien régional élargi, tant pour renforcer la légitimité internationale de l’opération que pour consolider son assise politique intérieure.
Malgré ces pressions, les États du Golfe restent prudents et excluent, à ce stade, toute participation militaire unilatérale. La crainte de représailles iraniennes ciblées contre un pays isolé freine toute initiative directe. Toute implication éventuelle serait donc conditionnée à une coordination régionale plus large.
Or, une telle unité fait encore défaut. Les six membres du Conseil de coopération du Golfe (Bahreïn, Koweït, Qatar, Arabie saoudite, Oman et Émirats arabes unis) peinent à adopter une position commune. À ce jour, une seule réunion en visioconférence a été organisée, sans qu’un sommet régional d’envergure ne soit convoqué.
Entre volonté de contenir l’influence iranienne et crainte d’un embrasement généralisé, les capitales du Golfe avancent ainsi sur une ligne de crête, soucieuses d’éviter un conflit ouvert qui pourrait déstabiliser l’ensemble de la région.