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Moscou rejette les accusations de Netanyahou sur une campagne antisémite orchestrée par la Russie
Moscou estime particulièrement absurde de lui attribuer une campagne antisémite, affirmant que les manifestations d'antisémitisme seraient pratiquement inexistantes sur son territoire

La Russie a vivement réagi aux accusations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui avait dénoncé l'implication présumée de Moscou dans une campagne antisémite menée sur Internet à l'aide de l'intelligence artificielle. Le ministère russe des Affaires étrangères qualifie ces accusations de totalement infondées et affirme les avoir accueillies avec stupéfaction.
Dans une déclaration rapportée par l'agence de presse russe TASS, le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé son incompréhension face aux propos du chef du gouvernement israélien.
« Nous avons accueilli avec stupéfaction ces accusations totalement infondées contre notre pays, formulées publiquement par le Premier ministre d'Israël, un État avec lequel la Russie partage une riche histoire commune », a déclaré la diplomatie russe.
Moscou estime particulièrement absurde de lui attribuer une campagne antisémite, affirmant que les manifestations d'antisémitisme seraient pratiquement inexistantes sur son territoire grâce à la politique menée par les autorités russes. Le ministère soutient également que cette situation serait bien connue des responsables israéliens, qui l'auraient eux-mêmes reconnue publiquement à plusieurs reprises.
Cette réaction intervient après les déclarations de Benjamin Netanyahou, le 18 octobre 2026, sur i24NEWS. Le Premier ministre israélien avait alors accusé la Russie de soutenir l'Iran et d'utiliser des réseaux de comptes automatisés, alimentés par l'intelligence artificielle, pour diffuser des contenus antisémites visant Israël et les communautés juives à travers le monde.
Malgré ces accusations, Netanyahou avait reconnu que les deux pays conservaient certains intérêts communs. Il avait notamment indiqué maintenir des contacts occasionnels avec Vladimir Poutine, tout en estimant que le président russe ne souhaitait pas voir l'Iran accéder à l'arme nucléaire.
