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Thaïlande : les vols israéliens pourraient éviter l’espace aérien somalien
Les compagnies aériennes israéliennes El Al et Arkia pourraient modifier leurs itinéraires vers la Thaïlande, faute d’autorisations pour survoler la Somalie à compter de début février.


Les compagnies aériennes israéliennes El Al et Arkia se préparent à modifier leurs itinéraires vers la Thaïlande, sur fond d’informations faisant état d’une possible fermeture de l’espace aérien somalien aux vols israéliens. Selon des informations obtenues par i24NEWS, les deux transporteurs n’ont pas encore reçu les autorisations nécessaires pour survoler la Somalie à compter du début du mois de février.
Actuellement, les liaisons directes reliant Tel-Aviv à Bangkok empruntent partiellement l’espace aérien somalien. Comme c’est l’usage, les compagnies doivent déposer périodiquement des demandes de survol auprès des États concernés. En l’absence d’autorisation d’ici le début du mois, El Al et Arkia activeront des itinéraires alternatifs. Selon les sources consultées, ces ajustements ne devraient pas entraîner d’allongement significatif de la durée des vols.
Le dossier est désormais suivi de près par l’Autorité de l’aviation civile israélienne et par le Ministère des Affaires étrangères, qui travaillent à une solution coordonnée afin d’assurer la continuité des liaisons aériennes.
Cette situation intervient dans un contexte diplomatique tendu. Le 26 février, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a annoncé la reconnaissance officielle par Israël de la République du Somaliland en tant qu’État indépendant et souverain. Une décision prise conjointement avec le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar et le président somalilandais Abdirahman Mohamed Abdullahi.
Israël a indiqué vouloir élargir rapidement sa coopération avec le Somaliland dans des domaines tels que l’agriculture, la santé, la technologie et l’économie. Toutefois, cette reconnaissance a suscité une vive réaction de la Somalie, ainsi que des condamnations de la part de l’Égypte, de la Turquie et de Djibouti. Selon une source proche du dossier, les Émirats arabes unis auraient joué un rôle discret dans les discussions ayant précédé cette décision.