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Un responsable israélien accuse Steve Witkoff d’être devenu "un lobbyiste des intérêts qataris"
Ces critiques interviennent après les pressions exercées par Witkoff pour obtenir l’ouverture rapide du point de passage de Rafah et son insistance pour impliquer la Turquie


Des tensions sont apparues entre Jérusalem et Washington à la suite de la réunion de samedi entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, consacrée à la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza. Selon le site israélien Ynet, un haut responsable israélien a formulé de vives critiques à l’encontre de Witkoff, l’accusant de faire pression sur Israël dans un sens jugé dangereux pour sa sécurité.
Au cœur du différend figure l’ouverture du point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte. L’envoyé de la Maison-Blanche pousserait pour une réouverture rapide dès cette semaine, même dans l’hypothèse où le Hamas ne restituerait pas la dépouille de Ran Gvili, dernier otage encore retenu à Gaza. "Nous espérons que Ran Gvili sera rendu cette semaine et que nous pourrons avancer", a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat, avant de s’en prendre directement à Witkoff.
Toujours selon cette source, Steve Witkoff aurait également plaidé pour une implication de la Turquie dans la gestion de la frontière, un scénario perçu à Jérusalem comme un risque stratégique majeur. "Le compte à rebours vers une confrontation avec la Turquie, qui constituerait un danger concret pour notre sécurité a commencé", aurait averti le responsable israélien.
L’attaque la plus frontale concerne toutefois le rôle supposé de l’émissaire américain au profit de Doha. Le responsable israélien l’accuse d’être devenu "un lobbyiste des intérêts qataris", laissant entendre que certaines de ses positions serviraient davantage les priorités du Qatar que celles d’Israël.
Ces déclarations illustrent les frictions croissantes autour de la mise en œuvre du cessez-le-feu à Gaza et des équilibres régionaux qu’il implique, alors même que Washington cherche à accélérer les arrangements sécuritaires et humanitaires dans la région.