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"Une atmosphère de guerre règne à Téhéran" : l'Iran redoute une attaque américaine imminente
Ni Washington ni Jérusalem ne souhaiteraient provoquer une escalade avant les élections prévues dans les deux pays, à quelques jours d'intervalle


Des responsables iraniens ont fait part ces derniers jours à des diplomates de la région de leur conviction qu'une nouvelle attaque américaine contre l'Iran était imminente. "Nous sommes convaincus que les États-Unis vont frapper. Une atmosphère de guerre règne à Téhéran", ont-ils affirmé. Ces déclarations interviennent alors que les tensions militaires s'intensifient dans le détroit d'Ormuz, où les forces iraniennes ont multiplié les tirs ces derniers jours, provoquant notamment le naufrage de plusieurs navires attaqués.
En Israël, le chef d'état-major de Tsahal, Eyal Zamir, a lui aussi mis en garde mercredi contre un risque croissant d'escalade. Il a annoncé un renforcement des effectifs militaires et assuré que l'armée était prête à reprendre rapidement les combats si nécessaire.
Toute nouvelle offensive contre l'Iran ferait l'objet d'une coordination étroite entre Israël et les États-Unis, excluant l'hypothèse d'une opération menée unilatéralement par l'un des deux pays. Une participation de l'Arabie saoudite à d'éventuelles frappes n'est pas non plus écartée.
Toutefois, ni Washington ni Jérusalem ne souhaiteraient provoquer une escalade avant les élections prévues dans les deux pays, à quelques jours d'intervalle. Des responsables ayant participé à des discussions avec Benjamin Netanyahou indiquent que le Premier ministre israélien serait peu favorable au déclenchement d'une offensive avant le scrutin. Le renforcement simultané des dispositifs militaires israéliens et iraniens fait néanmoins craindre une erreur d'appréciation susceptible de déclencher un affrontement non souhaité.
L'Iran pourrait ainsi chercher à tirer parti du calendrier électoral américain et israélien en accentuant la pression militaire. Une confrontation, même limitée, pourrait servir ses intérêts politiques et stratégiques. Un éventuel nouveau cycle de combats ne serait toutefois pas nécessairement décisif et pourrait s'achever par une reprise des négociations entre les parties.