- i24NEWS
- International
- Vladimir Poutine estime que les conséquences d’une guerre en Iran pourraient être aussi graves que celles du Covid
Vladimir Poutine estime que les conséquences d’une guerre en Iran pourraient être aussi graves que celles du Covid
Il alerte sur les répercussions potentiellement mondiales d’un conflit en Iran, qu’il juge comparables à celles de la pandémie de Covid-19, notamment pour les chaînes d’approvisionnement.


Le président russe Vladimir Poutine a mis en garde, jeudi, contre l’ampleur potentielle des répercussions d’un conflit au Moyen-Orient, estimant que celles-ci pourraient atteindre un niveau comparable à celui de la pandémie de COVID-19. S’exprimant devant des chefs d’entreprise à Moscou, il a souligné l’incertitude majeure qui entoure l’évolution de la situation, y compris pour les acteurs directement impliqués.
Selon le dirigeant russe, les conséquences d’un tel conflit seraient multiples et déjà perceptibles sur plusieurs plans économiques. Il a notamment évoqué des perturbations importantes dans la logistique internationale, affectant les flux commerciaux et les chaînes d’approvisionnement. La production industrielle pourrait également être ralentie, dans un contexte où les tensions géopolitiques accentuent les fragilités existantes.
Vladimir Poutine a insisté sur la pression accrue exercée sur des secteurs stratégiques tels que les hydrocarbures, les métaux et les engrais, essentiels à l’économie mondiale. Ces tensions pourraient se traduire par une volatilité accrue des marchés et une hausse des coûts pour les entreprises, avec des répercussions en cascade sur l’ensemble des économies.
« Les conséquences du conflit au Moyen-Orient restent difficiles à prédire avec précision », a-t-il déclaré, rappelant que même les parties prenantes peinent à anticiper les développements futurs. Il a toutefois souligné que certaines évaluations établissent déjà un parallèle avec la crise sanitaire mondiale, qui avait fortement ralenti la croissance économique sur tous les continents.
En établissant cette comparaison, le président russe entend alerter sur l’ampleur systémique des risques liés à une escalade régionale, susceptible de provoquer un choc global durable.