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Trump en Chine: Xi espère des résultats "positifs et importants"

Donald Trump and China's Xi Jinping toured the Forbidden City with their wives
Jim WATSON (AFP)
Trump a évoqué son "rêve" de voir un jour "des autoroutes relier le Nord et le Sud, des cousins se retrouver"

Donald Trump a entamé mercredi en Chine l'étape potentiellement la plus délicate de sa tournée asiatique, au cours de laquelle il tente de forger un front uni contre les ambitions nucléaires de la "cruelle dictature" nord-coréenne.

Le président américain a eu droit à une visite de la Cité interdite en compagnie de son homologue Xi Jinping, président d'un pays dont il avait fait l'un de ses boucs émissaires avant son élection il y a tout juste un an, l'accusant d'avoir "volé" des millions d'emplois aux Etats-Unis. 

Désireux d'obtenir l'aide de Pékin dans sa croisade contre la Corée du Nord, il ne tarit plus d'éloges envers son homologue chinois.

"J'attends avec une grande impatience de rencontrer le président Xi, qui vient tout juste de remporter une grande victoire politique", avait tweeté M. Trump quelques heures avant de rejoindre Pékin, faisant allusion au nouveau mandat de cinq ans que Xi Jinping a obtenu à la tête du Parti communiste chinois (PCC) et donc du pays le plus peuplé du monde.


Le président Xi a indiqué de son côté espérer des résultats "positifs et importants" de la visite de Trump, ont rapporté les médias d'Etat chinois.

Les deux présidents doivent entrer dans le vif du sujet jeudi lors d'un sommet qui pourrait mettre à l'épreuve leur "amitié" née lors de leur première rencontre en avril dans la villa du milliardaire américain en Floride.

L'avion du président américain a atterri à l'aéroport de Pékin en provenance de Séoul, donnant le coup d'envoi d'une visite de moins de 48 heures en Chine, pays dont il avait fait l'un de ses boucs émissaires avant son élection il y a tout juste un an, l'accusant d'avoir "volé" des millions d'emplois aux Etats-Unis.

'Vous ne pouvez pas accepter'

La Chine, qui assure 90% du commerce de la Corée du Nord, est en position cruciale pour faire pression sur le régime de Kim Jong-Un, qui a procédé début septembre à un nouvel essai nucléaire. Pékin a depuis promis d'appliquer strictement les dernières sanctions de l'ONU contre Pyongyang mais rejette les menaces de Donald Trump et plaide pour le dialogue avec son petit voisin.

Avant de quitter la Corée du Sud, Donald Trump a une nouvelle fois mis en garde la Corée du Nord, tout en appelant Kim Jong-Un à sortir de son isolement.

"Ne nous sous-estimez pas, ne nous mettez pas à l'épreuve", a lancé M. Trump devant l'Assemblée nationale sud-coréenne, sous des applaudissements nourris.

M. Trump a aussi profité de cette tribune pour appeler "toutes les nations responsables" à unir leurs forces, citant la Chine et la Russie, appelées à rompre tous liens commerciaux et technologiques avec le régime stalinien. "Vous ne pouvez pas soutenir, vous ne pouvez pas approvisionner, vous ne pouvez pas accepter", a-t-il lancé.

JIM WATSON  (AFP)

"Des cousins se retrouver"

Mais le président américain a aussi tendu la main au dirigeant nord-coréen.

"En dépit des crimes que vous avec commis contre Dieu et l'homme, nous voulons ouvrir une voie vers un avenir meilleur", a-t-il déclaré à l'attention du jeune leader du Nord, avant d'évoquer son "rêve" de voir un jour "des autoroutes relier le Nord et le Sud, des cousins se retrouver".

Des propos qui ne devraient pas convaincre Pyongyang d'ouvrir le dialogue, selon des experts sud-coréens. Qualifier Kim Jong-Un de dictateur cruel "pourrait suffire à provoquer la Corée du Nord, qui attache la plus grande importance à la dignité de ses dirigeants", relève Yang Moo-Jin, expert des questions nord-coréennes à l'Université de Séoul.

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