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Afghanistan: "pas question de cesser le combat", affirme A. Massoud

i24NEWS - AFP

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Ahmad Massoud, fils du défunt commandant afghan Ahmad Shah Massoud, prononce un discours à côté d'un portrait de son père lors de l'inauguration d'une allée des jardins des Champs-Elysées baptisée au nom du commandant, à Paris, le 27 mars 2021
Christophe Archambault/Pool Photo via APAhmad Massoud, fils du défunt commandant afghan Ahmad Shah Massoud, prononce un discours à côté d'un portrait de son père lors de l'inauguration d'une allée des jardins des Champs-Elysées baptisée au nom du commandant, à Paris, le 27 mars 2021

"Je n’accepterai jamais une paix imposée dont le seul mérite serait d’apporter la stabilité"

La résistance aux talibans dans la vallée du Panshir, au nord est de Kaboul, ne "cessera pas le combat", a affirmé un de ses responsables, Ahmad Massoud, sans exclure pour autant de parler avec les nouveaux maîtres d'Afghanistan.

"Il n'est pas question de cesser le combat. Notre résistance ici, dans le Panshir, ne fait que commencer", affirme le fils du commandant Ahmed Shah Massoud, figure iconique de la résistance afghane assassinée en 2001, dans un entretien réalisé le 21 août avec Paris Match.

Interrogé sur les rumeurs de reddition de ses combattants face aux talibans qui ont encerclé la vallée du Panshir, Ahmad Massoud les qualifie de "propagande" et de "désinformation".

"Parler est une chose. On peut parler. Dans toutes les guerres, on parle. Mais se rendre est une autre chose. Et je vous répète qu’il n’est pas question, pour mes commandants et moi, de nous rendre", déclare M. Massoud, qui se décrit en "homme de paix".

"Je n’accepterai jamais une paix imposée dont le seul mérite serait d’apporter la stabilité", répète-t-il.

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"Je ne peux d’ailleurs pas oublier l’erreur historique de ceux à qui, il y a huit jours encore, à Kaboul, je demandais des armes. Ils me les ont refusées. Et ces armes, cette artillerie, ces hélicoptères, ces tanks de fabrication américaine sont aujourd’hui aux mains des talibans !", déplore-t-il.

Dans une tribune publiée par le Washington Post la semaine dernière, le fils du héros de la résistance afghane avait demandé à recevoir des armes pour combattre les talibans.

"Les talibans ne sont pas le problème du seul peuple afghan. Sous leur contrôle, l'Afghanistan deviendra sans aucun doute le point zéro du terrorisme islamiste radical; des complots contre les démocraties vont être ourdis ici une fois de plus", a-t-il prévenu.