Taïwan accuse la Chine de simuler une attaque de l'île

AFP

2 min
Un avion de chasse F-16 de l'armée de l'air taïwanaise (L) volant aux côtés d'un H-6K de l'Armée de libération du peuple chinois
Handout / TAIWAN DEFENCE MINISTRY / AFPUn avion de chasse F-16 de l'armée de l'air taïwanaise (L) volant aux côtés d'un H-6K de l'Armée de libération du peuple chinois

Sur le front militaire, la Chine poursuit samedi ses plus importants exercices jamais organisés

Taïwan a accusé samedi l'armée chinoise de simuler une attaque de l'île, la Chine intensifiant ses représailles après la visite à Taipei de la numéro trois américaine Nancy Pelosi en suspendant notamment le dialogue Pékin-Washington sur le climat.

Le séjour de Mme Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, est considéré comme une "provocation" par Pékin, car les Etats-Unis s'étaient engagés à ne pas avoir de relations officielles avec le territoire insulaire revendiqué par la Chine.

En réponse, la diplomatie chinoise a annoncé vendredi soir la "suspension" de la coopération judiciaire et anti-drogue avec les Etats-Unis, mais aussi du dialogue bilatéral sur le changement climatique - entre autres domaines.

Les deux pays, qui sont les plus importants émetteurs de gaz à effet de serre au monde en valeur absolue, ont noué un accord sur le climat lors du sommet de la COP26 à Glasgow l'an dernier.

Sur le front militaire, la Chine poursuit samedi ses plus importants exercices jamais organisés autour de Taïwan. Ils doivent durer jusqu'à dimanche midi (04H00 GMT) et sont présentés comme un entraînement à un "blocus" de l'île.

Les autorités taïwanaises ont annoncé avoir détecté de "multiples" avions et navires chinois dans le détroit de Taïwan, entre l'île et la Chine continentale.

"Certains d'entre eux ont franchi la ligne médiane" qui coupe en deux le détroit et "sont considérés comme menant une simulation d'attaque contre l'île principale de Taïwan", a indiqué samedi le ministère taïwanais de la Défense.

Tracée unilatéralement par les Etats-Unis durant la Guerre froide, cette ligne n'a jamais été reconnue par Pékin.

Cet article a reçu 0 commentaires