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Un réserviste israélien en voyage en Inde visé par une plainte pour crimes de guerre
La Fondation Hind Rajab accuse ce voyageur, dont l’identité n’a pas été révélée, d’avoir participé à la destruction de biens civils à Khan Younès.


La Fondation Hind Rajab (HRF), une organisation pro-palestinienne basée en Belgique, a annoncé mercredi avoir déposé une plainte pénale en Inde contre un réserviste israélien actuellement en voyage dans le pays.
L’organisation l’accuse d’avoir participé à la « destruction illégale de biens civils » dans la région de Khan Younès pendant son service dans la bande de Gaza. Elle demande aux autorités indiennes d’enquêter sur de possibles crimes de guerre, crimes contre l’humanité et « actes de génocide ».
À ce stade, rien n’indique qu’une enquête ait été ouverte par les autorités indiennes.
Contrairement à ses précédentes procédures, la Fondation Hind Rajab n’a publié aucune information permettant d’identifier l’Israélien. Son nom, son âge, son unité militaire et le lieu où il séjourne en Inde n’ont pas été communiqués.
Selon le Jerusalem Post, la plainte reposerait notamment sur des contenus publiés par le réserviste sur les réseaux sociaux pendant son service à Gaza. Selon l’organisation, ces images montreraient son implication directe dans des destructions de propriétés civiles.
Les accusations concernent plus précisément des opérations menées entre mars et avril 2024 à Abasan al-Saghira, à l’est de Khan Younès. La HRF affirme disposer d’images satellites, de vidéos et d’informations en sources ouvertes montrant des destructions réalisées après la prise de contrôle opérationnelle de la zone par Tsahal.
Ces affirmations restent celles de l’organisation et n’ont, à ce stade, donné lieu à aucune procédure judiciaire connue en Inde.
Il s’agit de la deuxième plainte déposée par la Fondation Hind Rajab en Inde en moins de trois mois. Début juin, l’organisation avait déjà visé un réserviste israélien du génie militaire qui séjournait dans la région de l’Himachal Pradesh.
Fondée il y a environ deux ans, la HRF surveille les publications de soldats de Tsahal sur les réseaux sociaux afin de les localiser lorsqu’ils voyagent à l’étranger. Elle affirme avoir déposé des dizaines de plaintes dans une vingtaine de pays, notamment au Brésil, au Chili, en Roumanie, aux Pays-Bas et au Sri Lanka.
Face à ces risques judiciaires, le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, a renforcé les consignes encadrant l’utilisation des réseaux sociaux par les soldats. Il leur est notamment interdit de publier des images en uniforme ou depuis des zones opérationnelles susceptibles d’être utilisées contre eux à l’étranger.