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Une sénatrice australienne sous le feu des critiques après des propos visant les musulmans
Accusée d’attiser les divisions, la cheffe du parti One Nation est appelée à présenter des excuses au nom de la cohésion sociale.


La sénatrice australienne Pauline Hanson, figure de la droite et cheffe du parti One Nation, est au cœur d’une vive polémique après des déclarations remettant en cause l’existence de « bons musulmans ». Interrogée par la chaîne Sky News Australia, elle a estimé que l’Australie devait adopter une ligne « ferme » face à l’islam et à la radicalisation, affirmant que le contenu du Coran l’inquiétait et suggérant qu’il était difficile de considérer certains fidèles comme compatibles avec les valeurs occidentales.
Ces propos ont suscité une réaction immédiate du commissaire australien à la lutte contre les discriminations raciales, Giridharan Sivaraman. Dans un communiqué, il a dénoncé des paroles qui « stigmatisent et dévalorisent » une partie de la population et a appelé la sénatrice à retirer ses déclarations et à présenter des excuses aux musulmans australiens. Selon lui, la cohésion sociale ne peut se construire en isolant ou en jetant la suspicion sur un groupe entier de citoyens.
La ministre de l’Intérieur, Tony Burke, a également condamné des propos jugés « faux et cruels », estimant qu’ils ne sont pas dignes d’un responsable public. Face à la controverse, Pauline Hanson a nuancé ses déclarations sur la chaîne publique ABC, assurant ne pas penser qu’il n’existe « aucun bon musulman », tout en maintenant ses critiques contre certaines pratiques liées à l’islam.
En novembre 2025, Pauline Hanson avait déjà suscité une vive polémique en apparaissant au Sénat vêtue d’une burqa intégrale. La cheffe du parti One Nation entendait protester contre le refus d’examiner sa proposition de loi visant à interdire le port du voile intégral dans les lieux publics.
Cette séquence intervient alors que One Nation progresse dans les sondages, dépassant parfois la principale coalition d’opposition. Reste à savoir si cette dynamique se traduira dans les urnes lors des prochaines élections fédérales, prévues d’ici mai 2028.