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Sarah Halimi: une députée Belge dénonce "le silence glaçant des autorités"

Marche blanche en mémoire de Sarah Halimi, à Paris le 9 avril 2017
Noémie Fitoussi
"Pas de marche nationale, pas de Une pour Sarah, elle est morte dans une quasi-indifférence médiatique"

La députée belge, membre de la Délégation pour les relations avec Israël Frédérique Ries, a dénoncé le "silence glaçant des autorités" françaises face au meurtre de Sarah Halimi, lors d'un débat jeudi au Parlement européen sur la lutte contre l'antisémitisme.

"Pas de marche nationale, pas de 'Une' pour Sarah, elle est morte dans une quasi-indifférence médiatique, et pire, dans un silence glaçant des autorités", s'est indignée la députée.

Ancienne journaliste, Mme Ries a d'abord rappelé les faits devant l'Assemblée, les circonstances du drame, puis les éléments recueillis lors de l'enquête; "l'assassin est un voisin, il connaissait sa victime, il l'a traitait de 'sale juive' au quotidien, la terrorisait".

Une information judiciaire avait été ouverte le 14 avril par le parquet de Paris pour "homicide volontaire", sans retenir le caractère antisémite. Cette hypothèse n'est pas écartée, mais "à ce stade, il n'est pas établi avec certitude que le suspect avait connaissance de la religion de sa victime", avait informé une source judiciaire.

La justice "s'interroge sur le caractère antisémite de ce crime, on croit rêver", a déploré Mme. Ries, " comme on hallucine quand on en entend certains, juste à l'instant dans cet hémicycle, qui remettent en cause, et pour les mêmes raisons sans doute, la définition internationale de l'antisémitisme".

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"Faut-il encore convoquer Camus ici si l'on veut nommer les choses, agir et poursuivre en conséquence", a-t-elle insisté, concluant son allocution en rappelant le nom de victimes, tuées parce que Juives.

"Emmanuel et Miriam Riva, Dominique Sabrier, Alexandre Strens, Jonathan Sandler, Aryeh, Gabriel, Myriam, Yoav Hattab, Yohan Cohen, Michel Saada, Philippe Braham, "et à tous les autres", a-t-elle cité, "nous le devons à Sarah Halimi".

Dans la nuit du 3 au 4 avril, Kada Traoré, un Musulman de 27 ans, est entré à 4h du matin chez Mme Halimi par le balcon, l'a torturée, a clamé des sourates du Coran et crié Allah Akbar à plusieurs reprises.

Le frère de Sarah Halimi, William Attal, avait confié le mois dernier à i24NEWS que "le rapport de police confirme que ma sœur a subi des actes de torture pendant plus d'une heure, il l'a massacrée, et les dégâts sont tels que ma décence ne me permet pas de vous donner des détails".

Dans un texte publié jeudi dans le quotidien Le Figaro, seize intellectuels dont Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jacques Julliard, et Elisabeth Badinter, appellent à ce que "toute la lumière soit faite" sur le meurtre de Sarah Halimi.

Invité d'i24NEWS dimanche, Alain Finkielkraut avait affirmé qu'il s'agit d'un crime antisémite.

"J'ai compris que le silence avait trop duré lorsque j'ai vu les faits et là je me suis dit que le refus de qualifier ce crime de crime antisémite par le Parquet frisait le scandale", a-t-il dit.

Commentaires

(2)

Sur cette affaire, il faut convenir que les autorités françaises se sont montrées pleutres, étriquées, ridicules, timorées, sottes, antisémites, aveugles, bref d'une bêtise abyssale. J'ai une fois de plus honte de la France...au point d'en justifier une fois de plus mon Alyah. Que ne fait pas le mini-stère de l'Interieur pour satisfaire à la veulerie générale ! Et moi qui admirait mon Frère Coulombs ...

C est normal que les autorités françaises aient peur. 20 millions de musulmans en France ce donne le vertige

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