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Conflit mairie/association musulmane à Clichy: "pas de manifestation cette semaine", dit l'UAMC

Une prière de rue à Clichy (Hauts-de-Seine)
ALAIN JOCARD / AFP
Les musulmans réclament un nouveau lieu de culte en centre-ville de cette commune des Hauts-de-Seine

L'Union des associations musulmanes de Clichy (UAMC), qui réclame un nouveau lieu de culte en centre-ville de cette commune des Hauts-de-Seine, a annoncé jeudi qu'il n'y aurait finalement "pas de manifestation cette semaine", des négociations étant "en cours" avec la mairie.

Mardi, l'avocat de l'association, Me Arié Alimi, avait indiqué avoir déposé une demande d'autorisation en préfecture pour un "rassemblement républicain" samedi devant l'hôtel de ville de Clichy-la-Garenne. Mais l'UAMC a depuis "changé d'avis", selon son président Hamid Kazed.

La préfecture a confirmé jeudi avoir reçu une demande d'autorisation de manifester mais précisé que celle-ci était "hors délai" et serait donc refusée.

M. Kazed a précisé vouloir "respecter la décision du ministre de l'Intérieur qui a dit +stop aux prières de rue+". "Nous sommes des musulmans républicains et nous respectons la République. Donc plus de prières de rue et pas de manifestation cette semaine car nous sommes pour l'instant en négociations avec la mairie", a-t-il expliqué.

Une manifestation d'élus, à l'initiative du maire (LR) Rémi Muzeau qui voulait mettre fin aux prières de rue dans sa ville, a récemment braqué les projecteurs sur un conflit ouvert depuis des mois.

Le maire a inauguré il y a deux ans une mosquée à la périphérie de la ville et obtenu l'expulsion en mars dernier, après décision de justice, du local utilisé comme lieu de culte par l'UAMC en centre-ville, souhaitant la transformer en médiathèque. 

L'UAMC, invitée par la mairie à intégrer la salle de prière des Trois-Pavillons, dans le nord de la commune, juge cependant les lieux excentrés, exigus et pas aux normes de sécurité, ce que M. Muzeau réfute.

"Il faut du temps et de la patience. Mais à terme, il y aura de la place pour tout le monde" aux Trois-Pavillons, veut croire l'avocat de la ville, Me Rémi-Pierre Drai, en confirmant la poursuite des pourparlers avec l'UAMC et l'association cultuelle qui gère les Trois-Pavillons. 

Des prières de rue avaient lieu jusqu'à présent tous les vendredis devant la mairie, sans heurts jusqu'à la manifestation d'une centaine d'élus le 10 novembre qui a tenté d'empêcher la prière de se tenir, en vain.

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