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Turquie/Fabien Azoulay: son transfert examiné selon la procédure habituelle (ambassade)

AFP

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Des cadenas disposés par des prisonniers libérés sur une clôture devant une prison turque, en juin 2016
OZAN KOSE (AFP/Archives)Des cadenas disposés par des prisonniers libérés sur une clôture devant une prison turque, en juin 2016

Une demande de transfert en France pour qu'il y purge le reste de sa peine a été déposée en mai 2019

Le transfert vers la France de Fabien Azoulay, victime selon ses avocats de "violences aggravées" dans une prison turque est examiné "au même niveau de priorité" que les demandes similaires concernant d'autres détenus, a indiqué jeudi l'ambassade de Turquie à Paris. 

Les proches et avocats de Fabien Azoulay, condamné à 16 ans de prison par la justice turque pour détention de produits stupéfiants, se sont dits cette semaine inquiets pour sa sécurité et ont exigé son transfert en France. 

"Sa demande de transfèrement est traitée au même niveau de priorité que les autres demandes similaires, et en collaboration avec les autorités françaises", a indiqué l'ambassade de Turquie.

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Ses avocats, évoquant son cas publiquement pour la première fois, avaient affirmé lundi dans un communiqué que M. Azoulay avait été "victime de violences aggravées commises par un codétenu, qui lui a infligé des brûlures en raison de son homosexualité et de son appartenance à la religion juive".

Lors d'un voyage en 2017 à Istanbul pour réaliser des implants capillaires, Fabien Azoulay, 43 ans, avait été arrêté pour avoir acheté sur Internet une fiole de GBL, un solvant utilisé comme stimulant. 

Le Français, qui possède également la nationalité américaine, a été incarcéré avant d'être condamné en 2018 à 20 ans de prison, ramenés en appel à 16 ans et 8 mois, après avoir été reconnu coupable "d'importation de stupéfiants", selon ses avocats. 

Une demande de transfert en France pour qu'il y purge le reste de sa peine a été déposée en mai 2019 par ses avocats. Mais selon eux, deux ans plus tard, le 12 mars dernier, le ministère français des Affaires étrangères n'avait toujours pas reçu le dossier d'Ankara.