Quantcast i24NEWS - Les accusations d'ingérence russe aux USA "inventées" pour "délégitimer" Trump (Poutine)

Les accusations d'ingérence russe aux USA "inventées" pour "délégitimer" Trump (Poutine)

Le président russe Vladimir Poutine, le 14 décembre 2017 à Moscou
Alexander NEMENOV (AFP)
"Je pense que le système politique, comme économique, doit être concurrentiel"

Vladimir Poutine s'est défendu jeudi, à trois mois de la présidentielle, de vouloir écarter toute opposition lors de sa grande conférence de presse annuelle, se posant en défenseur des intérêts de la Russie face aux accusations de dopage et d'ingérence aux Etats-Unis.

"Tout cela a été inventé par des gens qui se trouvent dans l'opposition à Trump pour délégitimer son travail", a-t-il insisté, assurant que les contacts avec des équipes de candidats relevaient de la "pratique habituelle".

La Russie, qui accueille le Mondial de football en juin et juillet prochains, se trouve également au coeur d'un scandale de dopage institutionnalisé qui lui a valu d'être exclue des jeux Olympiques d'hiver 2018. Ses athlètes ne pourront concourir que sous bannière neutre.

Reconnaissant que la Russie était "coupable" en partie, Vladimir Poutine s'est montré offensif, assurant que Moscou défendrait ses sportifs "devant des tribunaux" et accusant le lanceur d'alerte, l'ancien patron du laboratoire antidopage Grigori Rodtchenkov de travailler pour "les services secrets américains".

"Il est évident que ce scandale est gonflé en lien avec le calendrier politique russe", a-t-il accusé en référence claire à la présidentielle.

"Ce n'est pas à moi d'éduquer mes concurrents"

Une semaine après avoir officialisé sa candidature à un quatrième mandat qui le porterait au pouvoir jusqu'en 2024, le maître du Kremlin a insisté que sa priorité était d'augmenter le niveau de vie des Russes, mis à mal par deux ans de crise, et s'est défendu de faire taire les voix dissidentes.

"Ce n'est pas à moi d'éduquer mes concurrents", a-t-il ironisé dès l'ouverture de ce show médiatique annuel, en présence de plus de 1.600 journalistes, pendant lequel il jongle entre les questions locales et internationales.

"Je pense que le système politique, comme économique, doit être concurrentiel, et je vais faire en sorte de favoriser cela", a-t-il ajouté, avant d'expliquer la faiblesse de ses opposants par les succès de sa politique économique et la nécessité pour ses concurrents de faire des propositions "réelles".

Arrivé au pouvoir en 2000 dans un pays au pouvoir instable et à l'économie chancelante, M. Poutine est loué par nombre de ses concitoyens pour avoir été l'homme d'une nouvelle prospérité, notamment grâce à une manne pétrolière, et du retour de la Russie sur la scène internationale.

Le pays se trouve cependant isolé des Occidentaux comme jamais depuis la Guerre froide en raison de son soutien à Bachar al-Assad en Syrie, de l'annexion de la Crimée et de son soutien aux séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine.

Commentaires

(2)

Vive la Russie,et longue vie à Monsieur Vladimir Poutine .les dirigeants occidentaux peuvent aller se cacher,devant Monsieur Poutine,qui pour moi est l’un des meilleurs politiciens de ces dernières décennies.

Il y a, en effet, mieux sur quoi attaquer le Président Trump: sa nouvele politique taxiale, sa nouvelle politique immigrationnelle. Mais pourquoi n'ose-t-on plus l'attaquer sur ses points ? Tout simplement parce que les détracteurs du Président Trump se rendent actuellement compte de la logique substancielle et indénable de ses politiques, décrets et décisions intérieures. Mais comme il faut biensûr le destabiliser , tenter de l délégitimer ce, à tout prix, l'on ramène la fameuse affaire de l'ingérence russe aux USA. Or, nous remarquerons que pendant que ces opposaient l'attaquaient ardemment sur l'immigration et compagnie, ces derniers avaient vite fait de mettre aux oubliettes la fameuse ingérence russe. Maintenant, qu'ils sont convaincus ne plus être à même de l'ennuyer médiatiquement et politiquement avec les affaires de l'immigration vu les récents plébiscites positifs du Congrès et de la Cour suprême américaine en sa faveur, ils n'ont plus autre chose que de la ramener la fameuse ingérence russe aux USA. Et d'ailleurs, s'il faille même se prononcer sur cette fameuse proximité avec la Russie, Obama a fait pire, et qui l'a inquiété pour cela ?

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