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"La France ne renoncera jamais aux Juifs de France" (Macron au Crif)


"La France ne renoncera jamais aux Juifs de France" a déclaré le président français Emmanuel Macron, lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui se tenait mercredi soir à Paris.

"L'antisémitisme est le déshonneur de la France, l'antisémitisme est le contraire de la République", a affirmé le chef d'Etat français.

"Il ne saurait y avoir de lutte efficace contre l'antisémitisme sans nommer le mal", a-t-il ajouté.

Pointant du doigt le fait que beaucoup continuent à "détourner la cause palestinienne sur le sol français pour justifier l'antisémite", le président Macron a parlé d'un "antisémitisme contemporain" qui va au-delà des revendications pro-palestiniennes.

"Quelque chose renaît que nous avons connu et qu'il nous faut combattre, que tous les républicains doivent combattre parce que c'est qui a dans l'histoire fait chuté notre République", a-t-il précisé.

Concernant la lutte contre l'antisémitisme, Emmanuel Macron a affirmé que l'Etat assurera sans faiblir son devoir de protection, affirmant que les policiers seraient mieux formés aux actes antisémites. Il a également parlé de la mise en place d'un plan de lutte contre "l'antisémite et le racisme" sur internet.

"Nous avons mis des mois à constater ce qui était une évidence", a insisté Emmanuel Macron déplorant le manque d'attention portée au meurtre de Sarah Halimi à Paris en avril 2017, pour lequel le caractère antisémite du crime, réclamé de longue date par le parquet et les parties civiles, a été reconnu en février 2018.

Emmanuel Macron a rappelé le "meurtre ignoble" d'Ilan Halimi en 2006, "la première fois qu'un juif meurt en France parce qu'il est juif depuis la Seconde guerre mondiale".

"C'est alors que nous avons compris avec effroi que l'antisémitisme était toujours vivant", a lancé le chef d'Etat.

"Le boycott d'Israël sera sanctionné"

"Le combat contre le terrorisme n'est pas terminé", a ensuite indiqué Emmanuel Macron, qui atteste se battre sur le sol national contre l'Etat islamique mais aussi "au Mali et au Proche-Orient", saluant par la même occasion le travail des soldats sur place.

Le président français a également affirmé que "le boycott d'Israël sera sanctionné" répondant au discours du président du Crif, Francis Kalifa.

Emmanuel Macron a également affirmé vouloir intensifier ses relations avec Israël, affirmant avoir des "échanges très réguliers est très direct avec le gouvernement israélien et le Premier ministre Benyamin Netanyahou".

"La sécurité de notre allié israélien n'est pas négociable", a-t-il insisté, rappelant les inquiétudes nourries par une influence grandissante de l'Iran dans la région.

Le 33e dîner du Crif est le premier de l'actuel locataire de l'Elysée en tant que chef de l'Etat, après sa venue l'an dernier comme candidat à la présidentielle.

De son côté, Francis Kalifat a appelé dans son discours Emmanuel Macron à reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël lors de sa prochaine visite dans l'Etat hébreu.

Emmanuel Macron a rétorqué que Donald Trump n'avait pas aidé le processus de paix avec sa décision du 6 décembre dernier, excluant de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël prochainement.

Un millier d'invités ont participé à ce dîner, devenu un rendez-vous sans équivalent dans l'agenda public par son pouvoir d'attraction de responsables politiques (ministres en nombre, parlementaires...), ambassadeurs, dignitaires religieux, chefs d'entreprises, leaders syndicaux ou personnalités des médias.

Une nouvelle fois, aucun représentant du Front national ni de la France insoumise n'a assisté au dîner du Crif, en retour taxé de "communautarisme" à l'extrême droite comme à la gauche de la gauche.

Par ailleurs, un vice-président du FN, Louis Aliot, a accusé mercredi soir le Crif de porter une responsabilité dans la montée de l'antisémitisme, estimant que "pendant qu’il pointait le FN, l’islam a avancé (...) dans l’espace public".

Commentaires

(3)

“Le boycott d’israel sera sanctionné” : Parfait donc la france après un tel discours doit interdire le bds en france et l’étiquetage des produits alimentaires qui viennent de certaines régions d’israel !!!

Bla-bla-bla

M. Kalifat ( quand D. béni a de l humour, drôle de coincidence de s appeler Kalifat, pour les incroyants voici un exemple tout simple) a fait un très bon discours dans le sens où il a évoqué les problèmes. Celui de M. le Président traduit un réelle bonne volonté. Il m a touché quand il a parlé de Ilan Halimi paix à son âme pour l éternité, amen ve amen. (Remarquez Halimi..). La tâche n est pas facile. Bonne chance à tous et bon courage. Mazal Tov.

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