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Frappes en Syrie: Macron et May au crible de leur Parlement

Le Premùier ministre, Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale le 20 mars 2018
ALAIN JOCARD (AFP)

Les gouvernements d'Emmanuel Macron et de Theresa May ont défendu lundi devant leurs Parlements les frappes occidentales en Syrie, un sujet plus délicat pour la Première ministre britannique que pour le président français.

"Notre riposte était amplement justifiée dans ses causes. Dans ses modalités, elle a été soigneusement proportionnée", a vanté le Premier ministre français Edouard Philippe, en ouverture des débats sans vote au Parlement français sur l'intervention de samedi, qualifiée de "succès" par M. Philippe.

"Nous avons ainsi envoyé un message ferme, un message clair, un message fort", a poursuivi Edouard Philippe. "Nous voulons dire qu'aucune victoire militaire ne peut impunément être remportée au moyen d'armes chimiques", a-t-il insisté.

Devant un hémicycle clairsemé, le Premier ministre a défendu la décision "difficile, légitime", prise par Emmanuel Macron, en assurant qu'"avant d'avoir recours à la force, nous sommes allés au bout de la démarche politique et diplomatique pour faire entendre raison à Damas".

Son homologue Theresa May, s'exprimant également dans l'après-midi devant le Parlement britannique, a quant à elle assuré que le Royaume-Uni n'avait pas lancé les frappes "parce que le président (américain Donald) Trump nous l'a demandé".

SIMON DAWSON (AFP)

"Nous l'avons fait parce que nous croyions que cela était ce qu'il fallait faire", a-t-elle tranché au palais de Westminster, où le souvenir de la polémique intervention militaire britannique en Irak de 2003 reste très vif.

Peu auparavant, le leader de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, avait estimé que "le Royaume-Uni devrait jouer un rôle de leader dans la recherche d'un cessez-le-feu dans ce conflit, et non recevoir des instructions de Washington".

Ces frappes, la première opération militaire d'envergure pour Mme May et M. Macron, ont déjà suscité des réactions d'hostilité dans la classe politique des deux pays, les parlementaires dénonçant l'illégalité des attaques menées sans mandat international.

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