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La France a engagé une procédure de retrait de la Légion d'honneur de Bachar al-Assad

Le président syrien Bashar al-Assad à Damas, le 15 janvier 2015
- (SANA/AFP/Archives)

La France a engagé une procédure de retrait de la Légion d'honneur attribuée au président syrien Bachar al-Assad, a déclaré lundi soir l'entourage du président Emmanuel Macron.

"L'Elysée confirme qu'une procédure disciplinaire de retrait de la Légion d'honneur" - la plus haute distinction française, créée par Napoléon Ier - " à l'endroit de Bachar al-Assad a bien été engagée" par le président Emmanuel Macron, a indiqué la présidence de la République, au surlendemain des frappes aériennes françaises contre la Syrie.

Le président syrien avait été fait grand-croix (le plus haut grade) de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac en 2001, peu après avoir succédé à son père Hafez al-Assad à la tête du pays.

Cette déclaration est survenue alors que dans le même temps les experts de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) n'avaient toujours pas pu entrer lundi dans la ville syrienne de Douma pour y enquêter sur l'attaque au gaz présumée du 7 avril, la Russie invoquant des "problèmes de sécurité" et assurant que leur arrivée aurait lieu mercredi.

La mission de l'OIAC "n'a pas encore été déployée à Douma", a annoncé lundi à La Haye le directeur de l'organisation, Ahmet Uzumcu, lors d'une réunion d'urgence des Etats membres du conseil exécutif. La Syrie et la Russie ont invoqué des "problèmes de sécurité", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a nié toute mauvaise volonté, qualifiant les informations faisant état d'une "entrave" aux inspecteurs de l'OIAC de "sans fondement" et soulignant que la Russie était dès le début "pour une enquête impartiale".

Confirmant des "problèmes de sécurité", et notamment le fait que les routes menant à Douma devaient encore être débarrassées des mines, l'ambassade de Russie auprès de l'OAIC a ensuite assuré que l'arrivée des experts à Douma était prévue mercredi.

La tension internationale ne faiblit pas après les frappes de représailles menées samedi par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni contre des sites militaires du régime de Bachar al-Assad, à la suite de l'attaque chimique présumée du 7 avril dans la ville alors rebelle de Douma, dans la Ghouta, aux portes de Damas.

Commentaires

(2)

Légion d'honneur qui lui avait été remise par "Docteur Chirac" !

le pauvre il ne s en remettra pas.

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