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"Assad doit répondre de ses crimes devant la CPI" (M. Valls à i24NEWS)

L'ancien Premier ministre français Manuel Valls le 17.04.2018 dans "Conversations avec Anna Cabana"

"J'éspère que Bachar Al-Assad aura à répondre de ses crimes devant une Cour pénale internationale", a déclaré mardi l'ex-Premier ministre français Manuel Valls dans "Conversations avec Anna Cabana".

"La guerre est épouvantable, la guerre conventionnelle elle-même est épouvantable mais ça fait partie des leçons de la Première Guerre Mondiale," a estimé le député.

Manuel Valls défend la décision d'Emmanuel Macron sur les frappes en Syrie la semaine dernière.

"La France a été touchée par l’utilisation d'armes chimiques à l'époque par l'Allemagne. Il y a des Conventions, on ne peut pas les utiliser. La preuve a été faite qu'à chaque fois en 2013, en 2017 et là en 2018, on a utilisé les armes chimiques il fallait intervenir", a-t-il ajouté.

"Il faudra à chaque fois détruire, parce que ça n'a pas été fait malgré les engagements des Russes. On ne peut pas utiliser ces armes chimiques", a-t-il réitéré.

Une équipe de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée mardi dans la ville syrienne de Douma pour enquêter sur une attaque chimique présumée, mais les Occidentaux doutent qu'ils puissent encore trouver des preuves sur place.

Dix jours après l'attaque chimique présumée, l'agence de presse officielle syrienne Sana a annoncé l'arrivée d'"experts de la commission des armes chimiques" à Douma, où plus de 40 personnes auraient péri sous l'effet de gaz toxiques le 7 avril au moment où cette ville aux porte de Damas était encore aux mains des rebelles.

Le 14 avril, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, qui accusent le régime de Bachar al-Assad d'être derrière cette attaque, ont mené des frappes en Syrie en représailles.

Damas et Moscou ont démenti toute implication, accusant les rebelles de "mise en scène" et réclamant une mission de l'OIAC pour enquêter sur des "allégations".

Les experts de l'OIAC avaient débuté leur mission dimanche à Damas mais n'avaient pas pu jusqu'alors se rendre à Douma.

Pour revoir l'intégralité de l'intervention de Manuel Valls : 



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