• Content
  • Menu
  • Footer
  • Connexion
    • À la Une
    • Israël en guerre
    • Analyse
    • Vu sur i24NEWS
    • Israël
    • International
    • Innov'Nation
    • Vidéos
    • Radio
    • Émissions
    • Programmes
    • Canaux
    • Profils
    • English
    • Français
    • عربى
    • עברית
  • Direct

  • i24NEWS
  • International
  • Europe
  • Loto du patrimoine: Stéphane Bern défend Pierre Loti, sur fond d'une polémique antisémite et raciste

Loto du patrimoine: Stéphane Bern défend Pierre Loti, sur fond d'une polémique antisémite et raciste


i24NEWS
i24NEWS
5 min
5 min
 ■ 
L'animateur Stéphane Bern avec les tickets du "Loto du patrimoine" le 31 mai 2018 à Paris
L'animateur Stéphane Bern avec les tickets du "Loto du patrimoine" le 31 mai 2018 à Parisludovic MARIN (AFP/Archives)

Stéphane Bern, chargé d'une mission sur le patrimoine, a défendu lundi l'écrivain Pierre Loti, auteur de "diatribes contre les Arméniens et les Juifs", ont dénoncé des associations, et dont la maison a été inscrite au premier "Loto du patrimoine", organisé par l'Etat français.

L'animateur a été nommé par le président Emmanuel Macron à la tête de la mission qui a sélectionné les 270 projets du "Loto du patrimoine". Ce jeu sera lancé à la rentrée pour financer la rénovation de monuments historiques en péril.

Dans une tribune publiée le 1er juin dans Le Monde, plusieurs associations, dont le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France, l'Union des étudiants juifs de France ou SOS-Racisme, ont demandé à Emmanuel Macron de retirer du "Loto du patrimoine" la maison de Pierre Loti (1850-1923). Sa maison à Rochefort (Charente-Maritime) a été retenue parmi 18 "sites emblématiques" aidés en priorité par le loto.

Elles accusent l'auteur de "La Mort de notre chère France en Orient" ou encore de "Jérusalem" de nourrir "une haine d'une violence inouïe à l'égard des Arméniens et des Juifs" dans certains écrits.


"En ce qui me concerne, je suis mal tombé peut-être, mais je puis attester qu’à de rares exceptions près, je n’ai rencontré chez eux que lâcheté morale, lâchage, vilains procédés et fourberie. [...] J’oserais presque dire que les Arméniens sont en Turquie comme des vers rongeurs dans un fruit, drainant à eux tout l’or, par n’importe quel moyen, par l’usure surtout, comme naguère les Juifs en Russie", a écrit Pierre Loti au sujet des Arméniens.

"En soi, cela est unique, touchant et sublime : après tant de malheurs inouïs, après tant de siècles d’exil et de dispersion, l’attachement inébranlable de ce peuple à une patrie perdue ! Pour un peu, on pleurerait avec eux – si ce n’étaient des Juifs (mots soulignés par l’auteur) et si l’on ne se sentait le cœur étrangement glacé par toutes leurs abjectes figures", a-t-il aussi soutenu dans un ouvrage, cette fois sur les Juifs.

"De telles ignominies ne sauraient être honorées. Ces valeurs ne sont ni celles de la France, ni celles de l’Europe. Alors que le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme, qui concernent à la fois les Juifs et les Arméniens, continuent de se déverser sur notre territoire, nous regretterions que les auteurs d’actes ignobles, trouvent dans les auteurs que la République honore, une source d’inspiration inépuisable", se sont révoltés les signataires de la tribune dans Le Monde.


Pour Stéphane Bern, "il faut séparer l'oeuvre de l'homme. Et j'aimerais le défendre un petit peu, parce que c'est facile de faire des anachronismes mémoriels, de juger à l'aune d'aujourd'hui", a-t-il soutenu sur France Inter.

"Certes, il y avait une sorte d'antisémitisme culturel au XIXe siècle, si ce n'est que Pierre Loti a été dreyfusard, et son éditeur, l'un de ses meilleurs amis, était Calmann Lévy, donc on ne peut pas non plus l'accuser", a poursuivi Stéphane Bern.

"Il y a deux lignes dans 'Jérusalem' où, parce qu'il est en recherche de la foi, il se plaint de certains Juifs excessifs, et par ailleurs il dit qu'il a découvert Salonique grâce aux Juifs", a relevé l'animateur.

"Quant aux Arméniens, j'ai retrouvé la phrase où il dit: 'Comment peut-on m'accuser, des esprits malveillants se figurent que j'ai la naïve impudence de nier le génocide arménien, il suffit de relire mes lettres au sultan de Turquie'", a-t-il ajouté.


"Si on fouille dans tous les livres de tout le monde, on trouvera des choses qu'on n'aurait pas dû écrire", a conclu Stéphane Bern.

(avec agence)

Cet article a reçu 1 commentaires

Commentaires

  • Actu
  • Fil info
  • Direct
  • Radio
  • Émissions
  • Obtenez l'application Google Play
  • Obtenez l'application IOS

Information

  • COMITÉ EXÉCUTIF D'i24NEWS
  • PROFILS D'i24NEWS
  • NOS ÉMISSIONS
  • Radio en direct
  • Carrière
  • Contact
  • Plan du site

Categories

  • Fil info
  • Israël en guerre
  • Analyse
  • Vu sur i24NEWS
  • Israël
  • International
  • Innov'Nation

Juridique

  • Conditions générales d'utilisation
  • Politique de confidentialité
  • Conditions générales publicitaire
  • Déclaration d'accessibilité
  • Liste des cookies

Nous suivre

  • S'inscrire à la newsletter