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Elie sans interdit: l’islam a besoin "de se reformer profondément" (Zineb El Rhazoui)

Zineb El Rhazoui dans Elie sans interdit
i24NEWS

Menacée de mort par les islamistes, Zineb El Rhazoui vit aujourd’hui constamment sous escorte policière.

La journaliste et militante des droits de l’homme était invité dimanche dans "Elie sans interdit", où elle a exposé sa position à l’égard de l’islam, lequel nécessite selon elle "de se reformer profondément".

"Dans la littérature des islamistes, le monde se divise en deux: il y a d’abord l’islam, la maison de l’islam et la maison de la guerre. Et aujourd’hui, on observe une évolution dans la littérature des islamistes : on voit bien que la plus belle prise pour eux serait l’occident parce que le monde musulman est déjà soumis", a déclaré Zineb El Rhazoui sur i24NEWS.

Elie Chouraqui a souligné pour sa part que les musulmans "dans leur grande majorité" participent à ce "désir de conquête".

"Dans la radicalité, on ne sait pas où mettre le curseur. Certains pensent qu’il faut mettre le curseur uniquement quand l’attentat terroriste est commis. Moi je pense que le curseur, il faut le mettre bien avant. Pour moi le problème commence dès lors qu’on commence à dire eux et nous", a explqiué la journaliste.

"Lorsqu’on voit un enfant musulman de 5 ans qui ne veut pas s’assoir à côté de son camarade qui mange du porc, ou de son camarade qui n’est pas musulman, là pour moi on est déjà dans la radicalité", a-t-elle continué.

"Malheureusement, il faut reconnaître qu’aujourd’hui au sein de l’islam, la civilisation islamique, les courants de pensée qui sont soufi ou un peu spirituel, sont minoritaires et il y a un islam conquérant, belliqueux qui a pris le dessus", a encore dit Zineb El Rhazoui.

A la suite de propos sur l’islam, l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo est la victime d’un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.

Elie Chouraqui lui a demandé: "pourquoi n’entend-on pas plus les musulmans qui sont des lumières comme vous? Ont-ils peur ? Sont-ils inquiets ou angoissés dès qu’ils lèvent la voix?"

"Il y a une terreur intellectuelle qui règne. Dès qu’on essaie de dire ce qu’on pense, on se retrouve conspués, menacés, voir assassinés… c’était le cas de mes collègues. Mais beaucoup de musulmans restent prisonniers également du carcan identitaire", a répondu Zineb El Rhazoui.

"Il y a des esprits libres partout y compris dans les pires dictatures théologie islamique. Il n’y a pas de démocratie, et il n’y a pas de liberté partout où l’islam a le pouvoir de coercition, partout où il est religion d’Etat, ce sont des pays qui broient les destins individuels, les libertés individuelles et les droits les plus fondamentaux", a-t-elle ajouté.

Dernier exemple en date: en novembre, le procureur général saoudien a disculpé le puissant prince Mohammed ben Salmane, l'un des fils du roi, du meurtre de Khashoggi qui a eu lieu le 2 octobre au consulat saoudien d'Istanbul.

"Lorsque je jette un œil sur ce monde musulman au sein duquel j’ai grandi, je vois une immense frustration collective parce que les sociétés musulmanes sont des sociétés qui ont échoués sur le plan démocratique, économique, militaire, culturel, artistique, sportif… c’est une accumulation d’échecs individuels et collectifs qui ont mené à un immense sentiment de frustration, qui a fait que la société est devenue corrosive", a indiqué l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo.

"Quand on regarde ce qui se passe dans d’autres pays (que la France), on se demande en effet parfois si les démocraties occidentales sont préparées à affronter ce raz-de-marée islamiste qui tente de se répandre aujourd’hui partout dans le monde", a-t-elle affirmé.

En ce qui concerne l'Etat hébreu, Elie Chouraqui lui a également demandé "comment est-ce que les islamistes se servent d’Israël et du sionisme comme un levier pour renforcer la haine"?

"J’ai toujours pensé que le plus grand bien qui pouvait être fait à la cause palestinienne c’était de la séparée de ce vernis et de cette portée religieuse que lui donne ces défenseurs principaux, comme le Hamas…", a-t-elle dit.

"Sur le plan intellectuels, le projet islamiste est un projet qui a déjà perdu, qui est déjà mort et c’est d’ailleurs pour cela qu’il est très violent. Il est un peu comme une bête blessée que l’on n’a pas achevée et qui devient extrêmement violente", a continué Zineb El Rhazoui.

Et de conclure: "l’islamisme a déjà perdu sur le plan des idées et c’est pour cela qu’in ne peut se maintenir que par les armes, par la terreur, par la dictature… ce que les musulmans doivent comprendre, c’est qu’il est nécessaire pour eux de se reformer profondément".

Commentaires

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Bravo madame

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