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Corbyn en 2003: l'Occident a manipulé le 11 septembre pour envahir l'Afghanistan

British opposition Labour party leader Jeremy Corbyn has to formally swear allegiance to the 89-year-old monarch at a ceremony in the coming weeks as part of his new posting
Ben Stanstall (AFP/File)
Il y a 12 ans, le chef du Labour britannique qualifiait de "tragédie" le fait que Ben Laden n'ait pas été jugé

Le nouveau chef du parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, aurait écrit en 2003 que les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis avaient été "manipulées" pour encadrer Oussama Ben Laden et son organisation al-Qaïda "en vue de faciliter une invasion de l'Afghanistan par l'Occident", rapporte le journal Telegraph,

Selon le quotidien britannique, Corbyn, qui a été élu chef du Labour il y a deux semaines a écrit, en 2003, un article pour le journal socialiste "Morning Star" dans lequel il affirmait que "les historiens étudieront avec intérêt la manipulation de l'information au cours des 18 derniers mois".

Le Telegraph a ainsi publié quelques extraits de l'article de Corbyn :

"Après le 11 septembre, les allégations selon lesquelles Ben Laden et Al-Qaida étaient les auteurs de cet atrocité ont été diffusées rapidement et avec fracas".

"Cela s'est transformé en une attaque contre les talibans et ensuite, subtilement, il y a eu un changement de régime en Afghanistan."

Ce n'est pas la première fois que le député britannique, qui a passé 30 ans sur les bancs de la Chambre des Communes avant de prendre la direction du parti travailliste il y a deux semaines, est sous le feu de ses critiques.

Il a par le passé qualifié les groupes terroristes palestinien Hamas à Gaza et Hezbollah au Liban d''amis", et pris la défense d'un vicaire qui avait été censuré par l'église anglicane pour avoir publié des théories conspirationnistes antisémites sur internet.

Corbyn a également soutenu publiquement l'idée d'un embargo total sur les armes en Israël et le boycott des universités israéliennes impliquées dans la recherche d'armes.

Corbyn a également été critiqué pour avoir qualifié de "tragédie", le fait que  Ben Laden ait été tué d'avoir pu être jugé pour les attentats de 2001.

Peu après l'assaut de l'armée américaine en 2011 au Pakistan, au cours duquel, le chef d'Al-Qaïda avait été abattu, Corbyn avait affirma à la télévision iranienne qu'il n'avait vu "aucune tentative de l'arrêter et de le traduire en justice", rapporte The Guardian.

"(Cet assaut) a été une tentative d'assassinat, et est une nouvelle tragédie, qui s'ajoute à d'autres tragédies", avait-il dit.

JUSTIN TALLIS (AFP)

Climat de guérilla

Par ailleurs, le parti travailliste britannique aborde son congrès annuel plus divisé que jamais après l'élection à sa tête de Jeremy Corbyn, dont les positions très à gauche alimentent un climat de guérilla au sein du Labour.

Réuni à Brighton, station balnéaire du sud de l'Angleterre, à partir de dimanche, le parti a quatre jours pour se mettre en ordre de bataille. Et la tâche ne s'annonce pas simple pour son leader, tenu de faire un grand écart entre les militants radicaux qui ont voté pour lui et les députés du parti aux positions plus centristes.

Jeudi encore, Kim Howells, un des anciens secrétaires d'Etat de Tony Blair, a prévenu qu'ils étaient plusieurs à se préparer à une "guerre civile" pour ne pas laisser "une bande de vieux trotskistes prendre le pouvoir".

Leur détermination est renforcée par les débuts balbutiants de Jeremy Corbyn, empêtré dès les premiers jours dans plusieurs polémiques, comme lorsqu'il a refusé de chanter l'hymne national lors d'une cérémonie de commémoration.

Autre dossier brûlant: la position du Labour vis-à-vis du référendum à venir sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Ces dernières années, le parti a été viscéralement pro-européen. Mais Corbyn est un eurosceptique historique qui avait voté pour la rupture au référendum de 1975, afin de dénoncer le libre-marché.

Depuis son élection, le vétéran radical semble avoir mis un peu d'eau dans son vin en déclarant qu'il ne voyait pas quel scénario pourrait conduire son parti à faire campagne pour une sortie de l'UE.

Mais les points de friction restent nombreux. Jeremy Corbyn a notamment refusé de confirmer s'il allait honorer de sa présence une réception d'hommes d'affaires traditionnellement organisée en marge du congrès. Une absence serait là aussi perçue comme une rupture nette avec le passé récent.

(i24news avec AFP)

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