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Accord UE–Israël : une pétition pour sa suspension dépasse le million de signatures
Une pétition réclamant la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël a dépassé le million de signatures.


La mobilisation prend de l’ampleur au sein de l’Union européenne. Une pétition réclamant la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël a franchi le seuil symbolique du million de signatures, plaçant la Commission européenne face à une pression politique croissante.
Portée notamment par des élus de la gauche européenne, dont plusieurs figures de La France insoumise, cette initiative citoyenne européenne vise un texte clé des relations bilatérales. Entré en vigueur en 2000, cet accord encadre un « dialogue politique régulier » et facilite les échanges commerciaux, dans un contexte où l’Union européenne constitue le premier partenaire économique d’Israël.
Au cœur de la contestation : l’article 2 de l’accord, qui conditionne sa validité au respect des droits de l’homme et des principes démocratiques. Les signataires estiment que ce fondement est aujourd’hui remis en cause. « Les citoyens de l’Union européenne ne sauraient tolérer que celle-ci maintienne un accord qui contribue à légitimer et à financer un État commettant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre », avancent les auteurs de la pétition.
D’un point de vue institutionnel, le franchissement du seuil du million de signatures, combiné à l’atteinte des quotas requis dans au moins sept États membres, oblige désormais la Commission à examiner formellement la demande. Dans un délai de six mois, elle devra préciser les suites qu’elle entend y donner et en motiver les raisons.
Pour autant, l’issue demeure incertaine. La Commission n’est pas tenue de proposer une mesure législative, et toute suspension effective de l’accord nécessiterait un consensus politique difficile à atteindre entre les États membres.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait déjà évoqué l’hypothèse d’une suspension partielle face à une situation jugée « inacceptable » à Gaza, tout en reconnaissant les obstacles politiques à une telle décision.
Entre mobilisation citoyenne et réalités diplomatiques, le dossier s’annonce désormais hautement sensible pour Bruxelles.