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Des tensions entre Ursula von der Leyen et Kaja Kallas sur la politique envers Israël
Selon plusieurs sources diplomatiques, la cheffe de la diplomatie européenne pousse pour une ligne plus dure, tandis qu'une lutte de pouvoir plus large se joue au sommet des institutions européennes.


De fortes tensions opposent la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, notamment en raison de leur approche divergente vis-à-vis d'Israël, selon des informations publiées par Channel 12.
D'après plusieurs diplomates européens, Kaja Kallas défend une ligne nettement plus dure envers Israël que celle d'Ursula von der Leyen et de la majorité des États membres de l'Union européenne. « Elles sont en très mauvais termes », affirme un responsable européen cité par le média israélien. Selon cette source, Kallas cherche à convaincre les dirigeants européens d'adopter des mesures plus fermes contre Israël.
Ces divergences auraient également été perçues à Jérusalem. Un diplomate israélien confirme que « des différences et des tensions existent entre elles », tout en précisant que le dossier israélien n'est qu'un des nombreux sujets de désaccord entre les deux responsables.
Selon Channel 12, Kaja Kallas a récemment tenté d'obtenir un consensus européen en faveur de sanctions contre Israël. Des informations ont également affirmé qu'elle avait, lors de discussions privées, comparé Israël au régime d'apartheid sud-africain. Ces déclarations présumées avaient conduit le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, à annoncer plus tôt ce mois-ci la rupture de ses relations avec elle.
Au-delà de la question israélienne, le différend s'inscrit dans une lutte d'influence plus large sur le contrôle de la politique étrangère de l'Union européenne. Ursula von der Leyen chercherait à renforcer les prérogatives de la Commission au détriment du service diplomatique dirigé par Kaja Kallas.
Parallèlement, un document soutenu notamment par la France, avec l'appui de l'Allemagne et d'autres États membres, propose une réforme en profondeur du service diplomatique européen. Plusieurs scénarios sont étudiés, certains réduisant les pouvoirs de Kaja Kallas au profit de la Commission européenne ou des États membres, alimentant davantage les rivalités au sommet de l'Union.